affirme "Java doit devenir le langage universel des cartes à puce". Integrated Arts, petite société de 17 personnes, spécialisée dans l'adaptation de Java aux cartes à puce vient d'être rachetée par...

affirme "Java doit devenir le langage universel des cartes à puce". Integrated Arts, petite société de 17 personnes, spécialisée dans l'adaptation de Java aux cartes à puce vient d'être rachetée par Sun Microsystems, le numéro un mondial des stations de travail et l'inventeur du langage Java conçu pour Internet. Selon son PDG, la technologie d'Integrated Arts permet de rendre désormais compatibles entre elles toutes les cartes qui, du fait de leurs conceptions différentes, ne pouvaient jusqu'à présent exploiter les mêmes applications. 90 % des fabricants de cartes à puce dans le monde ont déjà acquis le droit de licencier cette technologie sur leurs cartes respectives. Les émetteurs de cartes comme Visa vont pouvoir maintenant développer des applications Java pour les dizaines de millions de porteurs de leurs cartes. Bien que Mastercard ait pour l'instant choisi une approche différente, le groupe devrait à terme rejoindre le camp Java. Java, outre son caractère d'universalité, permet d'écrire des applications très compactes et sécurisées, deux atouts particulièrement adaptés à des applications informatiques sur une puce électronique. Avec des cartes à puce qui seront introduites dans des lecteurs intégrés bientôt à chaque micro-ordinateur, ainsi que dans des kiosques publiques et, pourquoi pas, des téléphones numériques portables, le commerce électronique sur Internet va pouvoir se développer. Il est tout à fait possible d'imaginer qu'une carte à puce ainsi universalisée puisse être utilisée comme outil d'authentification permettant à n'importe quel utilisateur de se connecter à un Network Computer pour consulter son courrier élecgronique, accéder à ses sites Intranet privés ou à d'autres informations confidentielles. Plus besoin ainsi, lors de déplacements, de transporter son micro-ordinateur portable. Cette union sacrée autour de Java s'explique surtout par le fait que personne, des grandes banques en passant par les fabricants de cartes ou bien les développeurs d'applications Java pour Internet, redoutant l'irruption prochaine de Microsoft sur ce marché, ne souhaite que l'évolution de java soit contrôlée par Microsoft. Désormais en tant qu'entité de Sun, Integrated Arts fera progresser cette norme, qui reste cependant ouverte, disponible pour tous. Chaque société possédant une licence aura son mot à dire sur son évolution. (Les Echos - 27/08/1997)