Le secteur numérique a eu la faveur des fonds de capital risque en 2014 et drainé 25% desinvestissements, en particulier les entreprises en phase d’expansion.

Investissements records en 2014 pour les fonds en capital risque
2014 signe une année record pour le montant des investissements par les fonds de capital risque aux États Unis, souligne le dernier rapport Money Tree publié par PricewaterhouseCoopers LLP (PwC) et la National Venture Capital Association (NVCA). Ceux-ci s’élèvent à 48,3 milliards de dollars répartis sur 4356 projets, soit une augmentation sur un an de 61% en valeur et de 4% en volume en ce qui concerne le nombre de projets financés par rapport à 2013. Rien qu’au dernier trimestre 2014, ce sont 14,8 milliards de dollars investis à travers 1109 projets. Pour la première fois, deux opérations ont dépassé le milliard de dollars et on compte plus de 40 “mega deals”, financement excédant 100 millions de dollars. « Il y a eu un flux d'investisseurs privés très important, jamais vu jusqu'alors » note Mark McCaffrey, expert en technologie et logiciels informatiques chez PwC. « Ainsi, des entreprises nouvelles sont capables de venir perturber des industries entières et de lever des millions de dollars pour s'étendre sur les marchés mondiaux. Si l'économie se maintient, nous pourrions s'attendre à un niveau élevé d'investissements de la part des fonds en capital risque en 2015 ».
 

Les entreprises numériques et les éditeurs de logiciels majoritairement bénéficiaires

Sans surprendre, les éditeurs de logiciels informatiques arrivent en première place des entreprises ayant le plus profité de ces investissements avec 19,8 milliards de dollars (+77% par rapport à 2013) investis, soit 41% du montant total des investissements des fonds en capital risque. Le secteur des biotechnologies occupe le deuxième rang avec 6 milliards de dollars investis. Mais en nombre de projets soutenus, c’est le secteur Médias et Divertissement qui occupe la deuxième place. En totalité, 11,9 milliards ont été consacrés aux entreprises numériques*; ce qui représente un bond de 68% en valeur par rapport à 2014 mais une chute de 6% en volume. Ce secteur a drainé 25% des investissements totaux des fonds en capital risque
Mais les autres secteurs ne sont pas en reste puisque finalement 14 catégories d'industrie sur 17 ont soulevé plus d'argent en 2014 qu’ils n’en avaient levé en 2013. Parmi les croissances les plus dynamiques en valeur : retail/distribution, les ordinateurs et périphériques ou encore les services financiers.
 

Coup de pouce significatif pour les entreprises en expansion et au stade avancé de développement 

Les investissements des fonds en capital risque en valeur se sont majoritairement concentrés sur des entreprises en phase d'expansion avec un montant d’investissements multiplié par deux, soit  19,8 milliards de dollars. Le financement moyen s'est élevé à 17,1 millions de dollars contre 9,6 millions en 2013. En revanche, la plupart des opérations ont été conclues pour des entreprises “early stage”; c’est-à-dire au stade précoce de développement (2165 projets financés pour un total de 15,8 milliards de dollars). Le financement moyen a avoisiné les 7  millions de dollars.
Les levées de fond d'amorçage- "seed stage"- ont chuté en valeur à 719 millions de dollars (-29% par rapport à 2013) tout comme le nombre de financements (-18%) alors qu'en phase de développement avancé – “later stage”, on relève une croissance des investissements de 35% en valeur (12 milliards de dollars).
« En tant qu'épicentre de l'innovation technologique, les États Unis rassemblent un nombre très important de start-ups novatrices qui ont besoin du capital financier et de l'expertise des investisseurs pour faire évoluer leur business. Qu'il s'agisse d'entreprises du secteur médical dont les produits sauveront des milliers de vies ou d'éditeurs de logiciels dont les services transformeront une industrie entière, les fonds en capital risque sont en train d'investir dans le futur de notre économie », commente Bobby Franklin, président et directeur de la NVCA.
 

* Selon PwC et NVCA, les entreprises numériques sont des structures dont le business model dépend fondamentalement d'internet, peu importe le secteur auquel elles appartiennent initialement.

Rédigé par Pauline Canteneur