Poursuivant son action en faveur de la création d'entreprises et de la valorisation des travaux de la recherche publique, Claude Allègre présente ce matin deux mesures destinées à favoriser la créat...

Poursuivant son action en faveur de la création d'entreprises et de la valorisation des travaux de la recherche publique, Claude Allègre présente ce matin deux mesures destinées à favoriser la création d'entreprises technologies en France : un mécanisme de soutien aux fonds de capital-amorçage et un dispositif en faveur d'incubateurs d'entreprises. Actuellement, les créateurs d'entreprises high-tech rencontrent le meilleur environnement dans la Silicon Valley. En un même lieu, les Californiens ont concentré financement, technologie et potentiel humain, les trois ingrédients de base de la recette. La Silicon Valley est devenue avec le temps un formidable réseau de compétences produisant sans cesse des start-up innovantes, notamment dans le domaine des technologies de l'information. Cette région est également devenue un pôle d'attraction pour les ingénieurs aux dents longues de tous pays. L'an passé, les spécialistes américains du capital-risque ont injecté dans ces start-up, de plus en plus branchées sur Internet et le commerce électronique, plus de 4 milliards de dollars. Selon un rapport de la Commission européenne, le secteur des technologies de l'information, employant déjà en Europe plus de 4 millions de personnes, est promis à un bel avenir. De nombreux pays tentent de s'inspirer du modèle, très performant, de création d'entreprises technologiques de la Silicon Valley. Pour aider les PMI technologiques, le gouvernement Français propose fonds d'amorçage, incubateurs, soutien au capital-risque, réaménagement du crédit d'impôt recherche, concours à la création d'entreprise. Ayant réussi à convaincre le monde de la finance, la start-up grenobloise S.O.I.TEC construit une usine qui doit révolutionner l'industrie des semi-conducteurs. La start-up Trusted Logic va fournir aux utilisateurs de cartes à puce les moyens de tester virtuellement leur sécurité. (Dossier de quatre pages - Les Echos - 24/03/1999)