A part quelques tests scientifiques (comme ceux de France Télécom via son réseau VTHD), la nouvelle version d'Internet, le fameux protocole IPv6 reste encore dans les placards des opérateurs ...

A part quelques tests scientifiques (comme ceux de France Télécom via son réseau VTHD), la nouvelle version d’Internet, le fameux protocole IPv6 reste encore dans les placards des opérateurs… Pourtant ses capacités sont impressionnantes : alors que notre version actuelle (IPv4) permet théoriquement 4 milliards d’adresses web, l’IPv6 pourra permettre de connecter presque chaque objet au réseau avec un potentiel de plus de 1500 adresses pour chaque mètre carré de la planète, d’après Robert Hinden, son initiateur scientifique ! Où cela fonctionne déjà ? Sur l'archipel japonais, où dix-sept FAI proposent des services de connexion IPv6, et où environ 10 000 internautes japonais disposent d'une connexion en IPv6. Le ministère des Télécommunications japonais estime la taille du marché à 1365 milliards d'euros en 2010, puisque ce protocole Internet concerne tous les domaines industriels, les télécoms bien sûr, mais aussi l'industrie automobile, le secteur médical, l’immobilier, etc. Grâce à son espace d'adressage quasi illimité, mais également à ses fonctions avancées de sécurité, le protocole internet version 6 va permettre une explosion du nombre de dispositifs connectés. Navigateur automobile, capteurs intelligents, toutes sortes d'appareils peuvent devenir des liens avec le réseau. « Au Japon, pays le plus avancé dans ce domaine, les collectivités locales utilisent IPv6 pour une surveillance médicale à distance des personnes âgées. » explique Suketomo Riyako de la société Jap’Press, auteur d’une récente étude de terrain très approfondie sur le sujet : www.jap-presse.com(Atelier groupe BNP Paribas – 04/11/2003)