La première étape de ce projet a été franchie hier lors de la signature d'un protocole d'accord entre André Santini, son député-maire, et Alain Richard, le ministre de la Défense, portant sur la ces...

La première étape de ce projet a été franchie hier lors de la signature d'un protocole d'accord entre André Santini, son député-maire, et Alain Richard, le ministre de la Défense, portant sur la cession de l'ensemble du site de 12 hectares à la ville. Cette cession impose à la commune la livraison d'un programme de 16 000 m2 de bureaux high-tech pour reloger les services informatiques de la Direction générale de l'armement sur une partie des lieux qu'elle occupe déjà. En contrepartie, le ministère de la Défense transfèrera à la ville son titre de propriété sur l'ensemble du fort. Le projet d'aménagement, à l'étude depuis plusieurs mois, porte sur la construction de 1 000 logements dont un quart de logements sociaux. Voulant doter sa commune d'une "cité numérique du IIIè millénaire" à partir de ce programme, André Santini explique "le POS impose de réaliser 2,50 m2 de logements pour 1 m2 de bureaux". Toutes les futures habitations du fort seront équipées des dernières technologies en matière d'informatique et de communication (domotique, accès aux réseaux multimédias à haut débit, Internet). La ville s'apprête à lancer un appel à idées international pour la conception de cette "cybercité". André Santini souhaite également faire de ce site une sorte de "Villa Médicis" dédiée à l'accueil de chercheurs. Tout en surveillant de près les opérations, la municipalité n'investira pas 1 F dans leur réalisation. Pour attirer les investisseurs privés, son maire mise sur l'image high tech de ses entreprises, comme Compaq notamment "Toute la Silicon Valley cherche un lieu d'étape à Paris et les Américains nous ont déjà manifesté un très gros intérêt". (Les Echos - 17/02/1999)