Au Pays du Soleil Levant, les stations de métro ont atteint un tel niveau de gigantisme qu'il devient parfois difficile de s'y repérer et de savoir où aller pour trouver sa ligne.

Au Japon, des balises remplacent le GPS pour s'orienter dans le métro

Les systèmes classiques de localisation GPS ne permettent pas de connaître précisément les déplacements à effectuer au sein de la station et il n'est pas rare que les smartphones ne captent pas les données GPS sous terre ou dans des infrastructures trop massives. L'application JR East a donc décidé de lancer une nouvelle mise à jour en septembre dernier pour permettre aux utilisateurs de se déplacer en toute simplicité jusqu'à leur destination.

Grâce à un système de balises implantées au plafond appelé iBeacon, le téléphone peut être localisé avec une précision à 7 mètres même lorsque l'utilisateur n'a pas accès aux données satellites. Celui-ci reçoit ensuite des informations très précises comme « à 10 mètres tournez à gauche, puis prenez le petit escalier et dépassez le magasin X. » Il peut ainsi, mètre après mètre, obtenir des conseils pour arriver le plus rapidement possible sur le quai du métro ou vers la sortie qui l'intéresse. Cette technologie a déjà été utilisée à Londres par exemple où le système Wayfindr permet aux personnes malvoyantes d'être localisées très précisément et de recevoir par le biais de messages audio les directions vers lesquelles elles doivent s'orienter.

                           

Lancé initialement en 2014, JR East permettait déjà d'avoir des informations sur le trafic des trains et métros, mais aussi de connaître la température de chaque voiture du métro afin d'éviter les coups de chaud pendant ses déplacements. L'application fournit par ailleurs des données sur le nombre de personnes dans chaque wagon pour savoir lequel est le plus fréquenté et celui dans lequel on peut espérer avoir un peu d'espace personnel. Avec la nouvelle technologie iBeacon de géolocalisation d'intérieur, JR East prend définitivement un train d'avance.

Rédigé par Constance Guyon
Journaliste / attachée de production