Jean-Marie Messier a été reconnu coupable par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) d'avoir donné des informations trompeuses au marché au sujet de la dette du groupe Vivendi Universal. Les...

Jean-Marie Messier a été reconnu coupable par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) d'avoir donné des informations trompeuses au marché au sujet de la dette du groupe Vivendi Universal. Les faits reprochés à l'ancien président directeur général du groupe portent sur la période 2000 - 2002.

L'AMF n'a pas reconnu Jean-Marie Messier responsable d'un délit d'initié mais a conclu : "Durant la période d'octobre 2000 à avril 2002 où les difficultés financières du groupe augmentaient au rythme de ses acquisitions et se traduisaient par une incapacité croissante à générer la trésorerie indispensable à sa compétitivité, M. Jean-Marie MESSIER, président directeur général de V.U., a délibérément diffusé au nom de cette société, à propos de la consolidation de TELCO, ainsi que des dettes, des cash flow et des perspectives d'avenir du groupe, des informations inexactes et abusivement optimistes ; qu' il a trompé le public , surpris la confiance du marché et porté préjudice aux actionnaires ".

La sanction est tombée : Jean-Marie Messier a été condamné à payer une amende d'un million d'euros. Le groupe Vivendi Universal devra s'acquitter de la même somme. En revanche, l'ancien directeur du groupe de médias a été mis hors de cause.

(Atelier groupe BNP Paribas - 09/12/2004)