Après avoir été un produit et une activité, c'est la notion de "jeu comme un service" qui prend aujourd'hui le dessus. Cela via des plates-formes proposant des options sociales et qui évoluent régulièrement.

Le jeu doit désormais se comprendre comme un service

Le jeu prend une importance croissante sur la Toile, et s’apparente désormais à un service mis à la disposition des internautes sur une plate-forme dédiée. Cette conception des "jeux comme services" (en anglais, "games as services", ou "GaS") est développée dans une étude par l’université de Tampere et l’institut d’Helsinki pour les technologies de l’information. Les deux institutions finlandaises décrivent dans le rapport l’évolution du jeu sur le web. "Plutôt que de comprendre les programmes ludiques comme des produits fixés une fois pour toutes, les acteurs du marché doivent considérer qu’il s’agit plutôt de plates-formes pouvant proposer toutes sortes de services", expliquent les auteurs de l’étude. Pour y parvenir, plusieurs éléments sont à prendre en compte : en premier lieu, la maintenance de l’environnement.

Une implication plus grande des développeurs

Des actions doivent être prises par les responsables de ces programmes pour assurer le bon fonctionnement des modules ludiques, qui s’inscrivent aujourd’hui dans des contextes bien déterminés. Comme ceux qui émergent sur les plates-formes sociales par exemple, elles-mêmes amenées à évoluer régulièrement. Cela suppose une plus grande implication des développeurs, aux côtés des joueurs. Autre point clé : l’étape d’initiation. Si le jeu s’apparente à un service, c’est aussi que les joueurs doivent être préalablement amenés à participer à l’activité. Il faut leur donner des informations sur les fonctions du programme, sur les règles précises, ou encore les gains potentiels.

Les joueurs ont besoin d’assistance

L’un des facteurs déterminants est du coup l’assistance au jeu. Les GaS ("games as services") doivent également être accessibles, simples d’utilisation, et plus flexibles que les jeux traditionnels. Enfin, les programmes ludiques sont aujourd’hui des espaces de collaboration, ou du moins de socialisation. "Ce type de services est une industrie à elle seule", expliquent les auteurs du rapport. Des tuteurs – qu’il s’agisse de systèmes automatiques, ou de responsables humains – ont pour rôle d’accompagner les joueurs, tout au long de leur expérience de jeu.