Aux Etats-Unis, l'origine ethnique des étudiants et leur intérêt pour des secteurs comme le divertissement et les informations célébrités joueraient un rôle déterminant dans leur usage du site.

Les jeunes afro-américains, plus grands adeptes de Twitter ?

Il y a deux ans, plus d'un tiers des jeunes adultes ne connaissait pas le site de microblogging et seuls 3,6 % des étudiants l'utilisaient. Mais depuis, ils auraient pris conscience de l'intérêt de la plate-forme. Selon une enquête de l'université de Northwestern menée, comme souvent outre-Atlantique, auprès de ses étudiants par origine ethnique, 37 % des sondés d'origine afro-américaine utilisaient Twitter en 2010, alors que le chiffe tombe à 21% pour ceux de type caucasien, 13,7 % pour ceux d'origine asiatique, et 10,1 % pour ceux d'origine latino-américaine. Si l'on en croit le rapport, le principal motif d'adoption est l'intérêt pour les informations liées aux célébrités et divertissements.

Une adoption selon les centres d'intérêts...

Bien que les étudiantes soient de plus grandes utilisatrices du site (20,1 % d'entre elles se connectent souvent à la plate-forme, contre 13,8 % pour les garçons), les étudiants qui sont intéressés par des domaines comme la célébrité et les divertissements sont plus à même de se tourner vers Twitter, contrairement à ceux dont l'intérêt est porté vers la science. Enfin, l'enquête n'indique aucune relation claire entre les jeunes intéressés par la politique ou l'actualité et l'usage du site web. Notons que dans tous les cas, l'expérience numérique d'un individu joue un rôle dans ses usages, puisque les utilisateurs de Twitter ont une maîtrise d'Internet et des outils numériques plus élevée que les non utilisateurs.

...et d'autres attributs sociologiques

Pour Eszter Hargittai, enseignante en communication à l'université de Northwester, "les étudiants issus de milieux socio-économiques non privilégiés sont également moins à même de se connecter sur Twitter". Pour elle, si les étudiants sont jeunes, cela ne veut pas automatiquement dire qu'ils adoptent le site de microblogging. D'autres facteurs comme le niveau d'étude des parents rentrent en jeux. Les chercheurs qui ont mené cette enquête sont conscients que certaines personnes n'ont pas été représentées. Ils soulignent le fait que les résultats de l'étude indiquent aux organisations qui ciblent des consommateurs sur Twitter n'auront dans tous les cas pas l'opportunité de toucher une partie de la population, qui n'est pas présente sur le site...