En période de révisions, les étudiants se coupent par eux-mêmes des outils et appareils qu'ils utilisent constamment. Ou alors ils les utilisent à bon escient.

Les jeunes générations savent moduler leur usage des technologies

Les jeunes générations, incapables de se défaire de leurs appareils mobiles ? Pas tant que ça, constate l'université de Washington dans une étude menée sur un panel de 560 personnes réparties sur 11 campus universitaires américains et interviewées dans les bibliothèques. Selon les chercheurs, ces apprenants sont capables de réguler et de détourner leurs utilisations des outils technologiques dans certaines situations, comme lors des sessions de révision pour les examens. Ainsi, les étudiants utilisent la bibliothèque non pas seulement comme un lieu de recherche mais aussi comme un refuge pour s'éloigner des distractions comme Facebook et ainsi pouvoir mieux se concentrer. Si 40 % se servaient des ordinateurs présents sur place ou des imprimantes, seuls 20 % avaient consulté les bases de données ou encore les ouvrages disponibles au sein du bâtiment.

Des étudiants modérés

61 % n'avaient qu'une ou deux pages Internet dans leur navigateur et ils n'étaient qu'un quart  à avoir un logiciel de messagerie ou un réseau social ouvert en permanence sur leurs écrans. Pour la plupart, Facebook était considéré comme une récompense après 15, 30 ou 60 minutes d'un travail intensif. Mais selon le rapport, les étudiants parviennent également à inventer de nouvelles stratégies d'apprentissage impliquant les outils technologiques à leur disposition. 65 % s'étaient servis des réseaux sociaux pour coordonner des réunions de travail avec des camarades ou de forums spécialisés pour approfondir leurs connaissances. Certains avaient consulté des tutoriaux sur YouTube pour comprendre des éléments mal assimilés dans leurs manuels ou lors des cours magistraux.

Le détournement des smartphones

Des étudiants avaient aussi enregistré leurs notes à l'oral pour pouvoir les écouter n'importe quand grâce à leur smartphone tandis que d'autres avaient pris en photos des équations mathématiques disponibles dans d'ouvrages qu'ils ne pouvaient acheter. A noter enfin que, alors que les étudiants sont souvent considérés comme étant sur connectés électroniquement et incapables de se concentrer efficacement sur une activité à la fois, les chercheurs ont constaté qu'une large majorité des gens interrogés dérogeait à cette description. 85% pouvaient être considérés comme des "utilisateurs technologiques" légers n'ayant qu'un ou deux appareils électroniques en marche (souvent une combinaison d'un smartphone et d'un ordinateur portable) au moment de l'entretien.