S'ils se rendent sur le web de manière modérée et souvent à domicile, les jeunes populations préfèrent les mobiles et les tablettes aux postes fixes.

Les jeunes Suisses plébiscitent les appareils mobiles pour se connecter

En Suisse, l'accès au web - et notamment la première fois - se fait de plus en plus via le mobile : près de la moitié des jeunes Suisses accèderaient ainsi à la Toile via un appareil portable (ordinateur, téléphone, tablette), souligne l'Institute of Mass Communication and Media Research de l'université de Zurich dans une étude*. Un chiffre beaucoup plus important que la moyenne européenne, établie à 12 %. Dans le détail, 43 % utilisent un smartphone, quand la moyenne en Europe est estimée à une trentaine de pourcents (sauf en Grèce où le chiffre est établi à 66%). Fait intéressant : le fait d'y accéder depuis un combiné permettant la mobilité par essence n'accroît pas la consommation que ces jeunes font du web.

Une consommation à domicile

Déjà, en règle générale, cet accès se fait au domicile (pour 97 % des jeunes interrogés, contre 87 % en Europe). Et surtout, ils passeraient environ 64 minutes connectés par jour, alors que la moyenne est établie à 88 minutes. Reste que cela ne les empêche pas de se détourner d'autres activités. 30 % sont ainsi d'accords pour dire qu'ils se sont rendus sur le web au lieu de passer du temps en famille ou de faire leurs devoirs. En ce qui concerne les usages, les jeunes se connectent pour regarder des vidéos (85%), trouver des informations dans le cadre de leurs travaux scolaires (78%), envoyer des mails (65%), consulter les actualités (61%). Seulement 31% utilisent la messagerie instantanée, quand 62% des jeunes Européens en sont consommateurs.

Des réseaux sociaux appréciés

Par contre, cela ne les empêche pas d'être présents sur les réseaux sociaux : la moitié y a un compte (contre 60% en Europe), et 85% des 15-16 ans ont au moins un profil. Mais seulement 4% l'ont rendu public, contre un quart de leurs pairs en Europe en général. Cet usage du web est accompagné par la famille et l'école : 71% en parlent avec leurs parents, et près de 80% se sont déjà adressés à un enseignant. Un accompagnement nécessaire quand on sait que les trois quarts de la tranche d'âge entre 11 et 12 ans annonce être incapable de bloquer un spam ou une publicité, et que 67% expliquent ne pas savoir changer les paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux.

*Etude menée auprès de 1000 jeunes entre 9 et 16 ans, de langue allemande, et résidant en Suisse.