Les jeux vidéo seraient-il un nouveau remède ? Déjà Nintendo avait lancé Brain Age, un jeu vidéo pour stimuler les capacités intellectuelles des seniors. La société Smart Brain Games développe...

Les jeux vidéo seraient-il un nouveau remède ? Déjà Nintendo avait lancé Brain Age, un jeu vidéo pour stimuler les capacités intellectuelles des seniors. La société Smart Brain Games développe une thérapie qui utilise les jeux vidéo pour les enfants atteints de troubles nerveux.
 
Reuters retranscrit l'histoire d'un jeune garçon de neuf ans qui avait été tenu pour mort après un accident de voiture. Il s'était finalement réveillé après un coma d'un mois. Il a réappris à marcher et à lire avant d'entamer un traitement par les jeux vidéo. Aujourd'hui, "je fais exactement comme les autres", déclare-t-il. Je n'arrivais pas à mémoriser où je mettais les choses et aujourd'hui, je peux. Je me souviens de ce que j'apprends à l'école et des noms des gens".
 
La thérapie repose sur le principe de la neuro-rétroaction (neuro-feedback en anglais). Cela consiste à récompenser les patients quand ils produisent un certain type d'ondes cérébrales, comme par exemple celles qui apparaissent lorsqu'il est attentif ou qu'il est calme. Ce type de traitement existe depuis des années. Ce qui est innovant ici, est d'y intégrer l'usage des jeux vidéo, initiative particulièrement séduisante pour les enfants.
 
La technologie développée par Smart Brain Games peut aider les symptômes provenant de troubles cérébraux, d'hyperactivité ou de problèmes d'apprentissage. Le système a été créé par la NASA pour entraîner les pilotes à rester alertes pendant les vols longs courriers et à garder leur calme en cas d'urgence.
 
Adaptée aux enfants, cette thérapie consiste à porter un casque auquel des capteurs sont intégrés pour mesurer l'activité cérébrale. Les données ainsi collectées sont transmises à un système de rétroaction qui a un impact immédiat sur le contrôle du jeu. Par exemple, pour les jeux de courses, si les ondes récoltées montrent que l'enfant n'est pas assez concentré ou trop anxieux, la voiture devient plus difficile à contrôler. Ainsi, l'enfant doit faire de gros efforts sur lui-même pour la contrôler.
 
Certains médecins font preuve de réserve vis-à-vis de cette méthode arguant qu'elle peut être dangereuse si les enfants ne sont pas suivis ou si la méthode n'est pas adaptée. "Ce n'est pas quelque chose avec lequel vous pouvez jouer. Vous pourriez mal faire et provoquer chez le patient plus d'anxiété et d'irritabilité", explique un médecin dont l'enfant a été soigné par cette méthode.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 23/03/2006)