administrations américaine, australienne, canadienne et même finlandaise. Auteur d’une étude du Commissariat au Plan sur “Internet et les administrations à l’étranger”, Bruno Oudet souligne qu’Inter...

administrations américaine, australienne, canadienne et même finlandaise. Auteur d’une étude du Commissariat au Plan sur “Internet et les administrations à l’étranger”, Bruno Oudet souligne qu’Internet a bien fait son entrée dans la fonction publique, les bureaux ont largement été équipés et les fonctionnaires formés. Bien que la France comme bon nombre de pays, s’interroge sur le type de documents à livrer gratuitement et ceux dont l'accès sera payant, elle se trouve, en règle générale, en bonne place dans la diffusion des informations publiques. En revanche, au regard des pays les plus avancés, la France paraît doublement pénalisée pour le reste. Tout d’abord par une volonté politique un peu moins forte. Les technologies de l’information sont en Australie et au Canada au premier rang des priorités nationales “alors que, dans son discours de politique générale, le Premier ministre français ne les évoque même pas” s’étonne Bruno Oudet. Le second handicap de la France est culturel. Plusieurs pays dont les Etats-Unis et l’Australie se servent d’Internet pour créer un lien direct avec les citoyens. Dans le cadre du programme mis en place par Al Gore “Réinventons l’Etat”, on a assisté à une généralisation des sites sur lesquels les administrations conversent directement avec les Américains. En Australie, un Institut de l’économie de l’information interpelle directement les citoyens sur des problèmes concrets. Toutefois, en France comme ailleurs, les technologies de l’information étant unanimement perçues comme “un instrument de modernisation de l’Etat” rien n’est perdu. (Les Echos 21/10/1998)