L’Association Française des Opérateurs Mobiles (Afom) vient de publier un rapport qui dresse un bilan de la décennie du mobile (1992-2002) avec comme objectif de quantifier et de qualifier les ...

L’Association Française des Opérateurs Mobiles (Afom) vient de publier un rapport qui dresse un bilan de la décennie du mobile (1992-2002) avec comme objectif de quantifier et de qualifier les principaux effets de ce phénomène. Dans ce rapport, l’Afom remarque par exemple qu’en seulement dix ans de commercialisation, 38,6 millions des Français se sont abonnés au mobile, soit 64 % d’entre eux.

Sur ces dix années, les trois opérateurs mobiles ont engagé directement plus de 58,6 milliards d’euros dans leur division mobile, ce qui a contribué un nouveau secteur économique, générant 68,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé entre 1992 et 2002, et 8,3 milliards d’euros de valeurs ajoutées (chiffre d’affaires moins les consommations intermédiaires) cumulées sur la même période.

Côté emploi, les trois opérateurs employaient en 2002 près de 21 000 salariés. Le rapport estime par ailleurs que la téléphonie mobile a contribué à entretenir directement plus de 100 000 emplois chez les partenaires de premier rang des opérateurs (équipementiers, fabricants de terminaux mobiles, commerçants de gros et de détail, SSII…).

Des chiffres impressionnants qui ne font toutefois pas oublier certaines incertitudes sur l’avenir - compte-tenu des nouveaux modes d’accès sans fil (Wi-Fi), les réseaux UMTS vont-ils connaître un succès analogue au GSM dans les dix prochaines années ? - ou les prévisions un peu timorées que l’on portait sur le secteur mobile à sa création !…

… Le rapport de l’Afom rappelle à ce sujet un extrait du quotidien Le Monde, daté du 27 mars 1991 : « … En 2000, l’infrastructure nationale pourra accueillir quatre millions d’abonnés (…), le prix d’un téléphone portable ne devrait plus être que de 6000 francs environ (…) et le poste ne pèsera plus que 2 kg selon les modèles, contre 5 kg aujourd’hui ».

(Atelier groupe BNP Paribas – 10/07/2003)