L'association hexagonale passe au crible les différents modèles économiques du monde de l'open source. Elle espère ainsi promouvoir la viabilité du secteur...

L'association hexagonale passe au crible les différents modèles économiques du monde de l'open source. Elle espère ainsi promouvoir la viabilité du secteur.
 
L'association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres dresse un panorama des différents modèles économiques du secteur afin d'informer sur son dynamisme et les moyens de générer des profits. "Il est important de théoriser les pratiques économiques autour des logiciels libres", explique Roberto di Cosmo, professeur d'informatique à l'université Paris 7 et co-auteur du rapport, à nos confrères de ZDNet.fr. "La communauté du libre doit mettre en lumière les modèles d'affaires qui fonctionnent pour assurer la qualité des productions et la pérennité des projets, en faisant vivre les entreprises éditrices", ajoute-t-il.
 
Sortir du modèle basé sur la vente de licences
 
Pour un grand nombre, le seul modèle viable réside dans la vente de licences. D'où l'intérêt de présenter les autres mécanismes de production de création de richesses. C'est pourquoi l'Aful recense dans un premier temps les différents modèles économiques existants, avant de s'intéresser aux moyens de financement pour le développement d'un logiciel libre, via le bénévolat, le mécénat ou encore les revenus publicitaires. Enfin, l'association propose une série d'entretiens avec des entrepreneurs du secteur pour illustrer ses propos. Selon l'Aful, le premier mode de rémunération possible est représenté par les services autour d'un logiciel (souscriptions, supports, prestations de services, certifications de matériels).
 
Mutualisation, apports indirects...
 
Autre mode de financement: les mutualisations de développement au forfait, qui permettent à un prestataire d'effectuer des opérations de développement au forfait à un groupe de clients, mais aussi de construire des écosystèmes autour de logiciels libres comme le fait OpenOffice.org, qui regroupe entre autres entreprises Sun, Novelle et Google. L'association s'intéresse également à de nombreuses autres solutions comme la vente de licences à des systèmes propriétaires et les apports indirects. Et pour ceux qui refusent de voir en l'open source un secteur économiquement viable, l'Aful évoque le modèle de partenariat de la Mozilla Corporation. En 2005, celle-ci a totalisé un bénéfice de 52,9 millions de dollars.
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 18/06/2007)