Les modules d'e-learning collaboratifs doivent intégrer les apprenants à la préparation des sujets. Se sentir partie prenante dès la conception améliore l'investissement pendant la formation.

Pour mettre en place une solution d'e-learning collaborative, il ne suffit pas d'intégrer aux méthodes traditionnelles des outils du Web 2.0, affirme une équipe de l'institut des sciences et des technologies de Rajkot, au Gujarat. Cela implique une refonte des enseignements habituels, intégrant dès l'origine des modules interactifs. Ces derniers proposant à l'apprenant de s'impliquer dans la conception même des sujets qui seront abordés, et des objectifs. La raison : "Cela leur permet ensuite de s'investir davantage tout au long de la formation", expliquent les scientifiques. Pour y parvenir, ceux-ci ont mis au point un modèle d'apprentissage qui inclue les participants en amont du processus.
Une interface centralisant l'ensemble des productions
Les chercheurs préconisent de faire appel à des outils de brainstorming tels que FreeMind, Mindomo ou MindMeister. Ils soulignent l'importance d'une interface qui permettra de centraliser l'ensemble des contenus générés au cours de ces premiers échanges. Chacun des apprenants accédant en fait à une plate-forme en ligne, de son côté. Celle-ci lui ouvrira une base de données réunissant les contributions de tous les acteurs : formateurs et apprenants. Un système de chat pourra être utilisé pour engager ces derniers dans des discussions plus approfondies.
Les formateurs gardent le dernier mot
"Bien entendu, les formateurs doivent garder le contrôle sur ce forum, et donc disposer d'outils pour ouvrir ou clore les débats", précisent les chercheurs. Ce sont également eux qui ont le dernier mot pour verrouiller les sujets, après que chacun a participé à son élaboration. Cela confirme le constat de la faculté des sciences de Tétouan, selon laquelle les outils collaboratifs - wikis, blogs, et réseaux sociaux - peuvent être utilisés à condition que les rôles des acteurs soient bien définis.