Selon un récent sondage réalisé par Senioragency auprès de 558 personnes âgées de plus de 60 ans, 58 % sont très ou simplement favorables à l’arrivée de l’euro. 52 % avouent avoir toujours recours...

Selon un récent sondage réalisé par Senioragency auprès de 558 personnes âgées de plus de 60 ans, 58 % sont très ou simplement favorables à l’arrivée de l’euro. 52 % avouent avoir toujours recours aux anciens francs pour effectuer leurs achats ou calculer certaines sommes. Calculer en euros pour effectuer les achats quotidiens ou les différentes opérations financières sera très difficile pour 35 % des seniors, difficile pour 47 %, 7 % seulement estiment que ce sera très facile. 46 % redoutent que leur pouvoir d’achat se dégrade lors de l’arrivée de l’euro, 33 % pensent qu’il va se dégrader, seuls 8 % estiment qu’il va s’améliorer. Lorsque l’euro entrera en vigueur le 1er janvier 2002, 46 % réduiront pendant les premiers mois leurs achats en attendant de s’habituer.

51,2 % des Européens sont des Européennes et 54 % d’entre elles ont une opinion négative vis-à-vis de l’euro. Globalement, dans tous les pays de l’Union européenne, les femmes boudent l’euro. Selon une enquête réalisée, auprès de 500 femmes de 20 ans et plus au printemps 1997 par l’Union féminine civique et sociale (UFCS), 26 % d’entre elles estiment que l’euro favorisera la création d’emplois, 12,50 % qu’il fera baisser le chômage, 23 % qu’il améliorera les conditions de salaire et de travail, mais en revanche, pour les autres, c’est le doute ou la conviction inverse qui l’emportent.

80 % des femmes pensent qu’elles éprouveront des difficultés au moment du changement de monnaie. Cela s’explique aisément puisque, au quotidien, ce sont surtout les femmes qui font les courses. Comme l’explique Jean-Michel Servet, professeur à l’université Lumière-Lyon II “elles ont construit un référentiel de prix pour gérer le budget familial, beaucoup plus que les hommes qui le plus souvent n’interviennent que sur quelques achats, comme la voiture. L’euro va déstructurer ce savoir-faire”.

Les gouvernants sont aujourd’hui convaincus que la réussite de l’euro est entre les mains des Européennes, aussi, après les marchés financiers, ce sont elles qu’il faut désormais séduire! (La Tribune - 1er/09/1998)