Selon l’AFA (association des fournisseurs d’accès), on comptait 7,1 millions d’abonnements actifs résidentiels ou professionnels en France en décembre 2001, soit une hausse de 35 % par rapport ..

Selon l’AFA (association des fournisseurs d’accès), on comptait 7,1 millions d’abonnements actifs résidentiels ou professionnels en France en décembre 2001, soit une hausse de 35 % par rapport à l’année précédente. Le trafic Internet bas débit a représenté en 2001 près de 55 milliards de minutes, en croissance d’environ 60 % par rapport à 2000. A compter du 2ème trimestre 2001, on constate une tendance à une diminution de la croissance du trafic, pouvant s’expliquer partiellement par une migration des abonnés les plus consommateurs vers des accès haut débit. En 2001, le nombre d’abonnés haut débit a triplé, passant en un an d’environ 200 000 à 600 000 abonnés. Ces abonnés représentent désormais 10 % du nombre d’abonnements actifs d’accès à Internet, 13 % des entreprises et 4 % des résidentiels. Les abonnés au haut débit se sont répartis essentiellement entre câble et ADSL en 2001. Le nombre d’abonnés à l’ADSL est passé d’environ 70 000 à 400 000, contre 200 000 pour le câble (+ 50 % par rapport à 2000). Les technologies xDSL présentent le plus fort potentiel de développement sur le marché résidentiel. On estime que près de 80 % de la population pourra être raccordée via une technologie xDSL d’ici 2003 en France. 450 000 lignes d’abonnés France Télécom étaient équipées d’ADSL en février 2002, contre 34 000 en août 2000. La pénétration de l’accès Internet dans les foyers en Europe est passé de 18 % en mars 2000 à 38 % en décembre 2001. Ce taux de pénétration continue de croître à un rythme toutefois moins soutenu qu’en 2000. On peut distinguer trois groupes de pays en Europe : les pays scandinaves et les Pays-Bas avec environ 60 % de connectés, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique avec environ 40 %, puis la France, l’Italie et l’Espagne autour de 30 %. En Europe, les pays du nord devancent les autres pays dans l’accès haut débit. La France reste dans la moyenne européenne avec un taux inférieur à celui de l’Allemagne, mais supérieur à celui de l’Italie ou du Royaume-Uni. Le Canada possède la plus grande proportion d’accès haut débit. Les Etats-Unis se situent au niveau de la moyenne européenne. La France, avec 30 % de foyers connectés à Internet fin 2001, rattrape progressivement son retard grâce à un taux de croissance soutenu et constant du nombre d’internautes d’environ 3-4 % par mois depuis mars 2001, soit le taux le plus élevé en Europe. Les tarifs de l’accès à Internet sont restés stables de 1996 jusqu’au printemps 1999. Le printemps 1999 a été marqué par l’arrivée des offres d’abonnement gratuits. A compter de l’automne 1999, les fournisseurs d’accès traditionnels ont proposé des offres forfaitaires de durée limitée comprenant abonnement et communications. Ces offres sont apparues à la suite de décisions importantes de l’ART visant à permettre un modèle d’interconnexion adapté pour la fourniture de ce type d’offres. Courant 2000, certains fournisseurs d’accès ont lancé des offres dites « gratuites » avec un nombre limité d’heures de communication totalement gratuites, puis un coût fixe à la minute en cas de dépassement. D’autres ont commercialisé des offres de durée illimitée moyennant un forfait. A la suite de décisions de l’ART sur l’interconnexion forfaitaire, plusieurs FAI ont proposé, fin 2001, des forfaits « quasi-illimités. Ces trois catégories d’offres ont fait baisser significativement les prix du marché. Les offres d’accès haut débit en 2001 proviennent essentiellement des câblo-opérateurs. Aujourd’hui, le prix de marché des offres grand public se situe autour de 45 euros TTC pour un forfait illimité et un débit crête descendant de 512 kbit/s. Ce prix se situe dans la moyenne européenne. Avec une part de marché supérieur à 90 %, Wanadoo domine actuellement le marché de l’ADSL grand public. Depuis sa création, l’ART tente d’améliorer les conditions d’accès à Internet afin de permettre au plus grand nombre d’accéder à Internet dans les meilleures conditions possibles. L’ART a tout d’abord mis en œuvre une concurrence effective sur le segment de l’accès, c’est à dire sur la boucle locale. D’une part, la diversification des modes d’accès a été favorisée. D’autre part, l’ouverture à la concurrence du réseau de France Télécom a été fortement encouragé. L’ART a aussi contribué à définir les conditions du déploiement d’infrastructures correspondant à des nouveaux usages. Enfin, son action a été complétée par des mesures publiques destinées à élargir au maximum le déploiement du haut débit. Autre champ d’action important pour l’ART : l’introduction de la mobilité pour l’accès à Internet et l’évolution des réseaux mobiles vers la troisième génération. L’ART a d’abord visé à créer les conditions favorables au déploiement des réseaux mobiles de 3ème génération. L’ART a instruit les candidatures UMTS sur la base des engagements des opérateurs sur différents critères, en particulier sur la couverture de la population. Par ailleurs, l’ART s’est saisie, au cours de l’année 2000 lors du démarrage du WAP, de la question des relations entre opérateurs mobiles et fournisseurs de services tiers. Elle a publié des recommandations visant à permettre aux différents acteurs d’agir dans un cadre ouvert et concurrentiel aux différents niveaux de la chaîne de valeur. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 05/06/2002)