Aux Etats-Unis, le recrutement en ligne et les sites spécialistes de la diffusion d'offres d'emploi commencent à faire de l'ombre aux traditionnelles petites annonces de la presse écrite. Selon le...

Aux Etats-Unis, le recrutement en ligne et les sites spécialistes de la diffusion d’offres d’emploi commencent à faire de l’ombre aux traditionnelles petites annonces de la presse écrite. Selon le cabinet Borrell Associates, les journaux américains ont vu les revenus qu’ils dégagent de ces annonces diminuer considérablement, de 9,1 milliards de dollars en 2000 à 5,5 milliards de dollars en 2003. Si les sites d’offres d’emplois dégagent des revenus moindres, à hauteur de 3,1 milliards de dollars, leur présence sur ce marché est de plus en plus remarquée.

Pour autant, la presse ne s’est pas laissée complètement dépasser par l’emploi en ligne ; elle s’y est au contraire investie, en coopérant à des sites d’emploi comme Careerbuilder ou Careersite et en adaptant son offre de diffusion d’annonces au réseau des réseaux. Une stratégie qui paye, puisqu’en 2003, les revenus des outils de recrutement en ligne détenus par des organes de presse se sont élevés à 354 millions de dollars. A titre de comparaison, les revenus du site de recrutement Monster.com se sont élevés à 420 millions de dollars en 2003.

En termes de popularité, ce sont des sites comme Monster.com ou la rubrique Hotjobs de Yahoo ! qui remportent les deux premières places du classement, avec respectivement 1,9 million et 966.000 visiteurs pendant la dernière semaine de novembre 2003 (chiffres du cabinet Nielsen//NetRatings). CareerBuilder n’est cependant pas mal placé, et obtient la quatrième place avec 577.000 visiteurs cette même semaine. Des visiteurs qui restent sur le site un temps presque record : un peu plus de 12 minutes, contre 4 sur Yahoo ! Hotjobs.

( Atelier groupe BNP Paribas –14/01/2004)