L’Etat vient d’annoncer par le biais de l’un de ses conseils, la Société Générale, qu’il cédait la totalité de ses actions Dassault Systèmes, soit 15,74 % du capital du concepteur français de ...

L’Etat vient d’annoncer par le biais de l’un de ses conseils, la Société Générale, qu’il cédait la totalité de ses actions Dassault Systèmes, soit 15,74 % du capital du concepteur français de logiciels. Il devrait en retirer entre 530 et 580 millions d’euros, valorisation actuelle de la participation de l’Etat dans l’entreprise.

La cession de 16,3 millions d’actions Dassault Systèmes va donc être engagée, cession qui pourrait être étendue à 17,8 millions d’actions par exercice d’une option de sur-allocation. Le ministère de l’Economie a annoncé que cette vente participerait au désendettement de l’établissement public Réseau Ferré de France (RFF). « Cette opération était prévue de longue date. Nous attendions simplement que les conditions de marché soient favorables pour la réaliser », a précisé un porte-parole.

Depuis un an, l’action de Dassault System a gagné 11,97 %, passant de 30 euros à 33,59 euros entre le 3 septembre 2002 et le 3 septembre 2003. Un autre groupe informatique français, Bull, dans lequel l’Etat possède des intérêts, se trouve dans une position moins confortable, et pourrait causer quelques soucis à l’Etat. La Commission européenne vient en effet d’annoncer qu’elle poursuivra le gouvernement français en justice s’il ne contraint pas Bull à rembourser l’avance de 450 millions d’euros accordée par l’Etat, remboursement qui aurait dû intervenir le 17 juin 2003.

(Atelier groupe BNP Paribas – 03/09/2003)