financiers internationaux parient que l'euro sera faible. Selon Paul Horne, analyste chez Smith Barney Inc "la hausse du dollar et les sorties récentes de capitaux de l'Allemagne et d'autres pays qu...

financiers internationaux parient que l'euro sera faible. Selon Paul Horne, analyste chez Smith Barney Inc "la hausse du dollar et les sorties récentes de capitaux de l'Allemagne et d'autres pays qui participeront à l'euro montrent bien que les investisseurs ne considèrent pas l'euro comme une alternative fiable au mark allemand". La Commission européenne développe en revanche l'hypothèse d'un euro fort. Selon Yves-Thibault de Silguy, le commissaire européen chargé des Affaires monétaires, la zone euro aura un poids économique et commercial supérieur à l'économie japonaise et comparable à celui des Etats-Unis. Cela lui permettra de s'imposer "progressivement" comme une monnaie de réserve. L'Union européenne représentait en 1996, 38,3 % du PIB des pays membres de l'OCDE, les Etats-Unis 32,5 % et le Japon 20,5 %. Alors que le commerce extérieur de l'Union représente 20,9 % des échanges mondiaux, la part des Etats-Unis s'élève à 19,6 % et celle du Japon à 10,5 %. L'Europe disposera enfin, grâce à l'union monétaire, d'un marché financier intérieur à la mesure de son énorme puissance économique et commerciale. ° Depuis quinze ans, la part du dollar en tant que monnaie de réserve baisse, celle du mark augmente. La part de l'euro devrait être encore plus forte. ° Se disputant déjà les mandats des émetteurs, les banques françaises vont devoir faire face à la concurrence américaine. En se spécialisant, elles espèrent s'en sortir. ° Selon l'économiste Robert D. Hormats "les Américains craignent que l'euro ne compromette la croissance en Europe". ° Pour simplifier les rapports avec ses clients européens, le négociant bordelais André Quancard mise sur l'euro. (Dossier de trois pages - La Tribune - 30/09/1997)