Selon les premiers résultats de The Internet Monitor provenant d’une enquête téléphonique conduite en octobre 2000 dans 18 pays européens et aux Etats-Unis auprès de plus de 20 000 personnes, le pou...

Selon les premiers résultats de The Internet Monitor provenant d’une enquête téléphonique conduite en octobre 2000 dans 18 pays européens et aux Etats-Unis auprès de plus de 20 000 personnes, le pourcentage d’internautes actifs (en ligne durant les 14 derniers jours) est passé de 24 % en mars 2000 à 27,3 % en octobre 2000, soit près de 10 millions d’internautes actifs supplémentaires. 40,1 millions d’internautes européens avaient accès à Internet en octobre 2000, contre 34,1 millions en mars 2000. En octobre 2000, 10,4 % des Européens avaient déjà acheté sur Internet (contre 7,8 % en mars 2000), mais 3,3 % seulement durant les 14 derniers jours. 19,4 % des internautes européens avaient l’intention d’effectuer leurs achats de Noël en ligne. L’écart entre l’Europe et les Etats-Unis demeure important. Durant les 14 derniers jours, un américain sur deux a utilisé Internet, contre 1 européen sur 4. Il faut toutefois noter que la Norvège et la Suède ont des taux de pénétration d’Internet supérieurs à ceux des Etats-Unis. Avec actuellement plus de 11 millions d’internautes actifs, soit 22,3 % de la population de plus de 15 ans ayant utilisé Internet durant les 14 derniers jours, la France arrive au dixième rang européen. En six mois, la Norvège, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande se sont développés plus rapidement que les autres pays européens. La France a progressé au cours de cette période au même rythme que le reste de l’Europe, soit environ 3 %. L’écart entre les Etats-Unis et l’Europe est particulièrement significatif auprès des femmes, des personnes âgées et des CSP-. 5 ans seront vraisemblablement nécessaires pour que les taux de pénétration d’Internet pour cette partie de la population européenne soient comparables à ceux des Etats-Unis. Deux explications à cela: en Europe, les ordinateurs sont plus chers par rapport au pouvoir d’achat et le coût des communications aux Etats-Unis est nettement inférieur. En effet, le coût d’un appel local est généralement nul aux Etats-Unis alors que les internautes européens continuent de payer un prix important à la minute. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 10/01/2001)