Bruxelles parie sur l'infiniment petit pour booster son industrie. Elle investit 3 milliards d'euros pour stimuler la recherche en nanoélectronique et mettre au point des produits innovants et intelligents...

Bruxelles parie sur l'infiniment petit pour booster son industrie. Elle investit 3 milliards d'euros pour stimuler la recherche en nanoélectronique et mettre au point des produits innovants et intelligents.
 
Consciente du potentiel des nanotechnologies, la Commission européenne s'allie aux Etats membres et au secteur de l'industrie pour lancer un grand plan de recherche en nanoélectronique. Ce partenariat public-privé paneuropéen, baptisé ENIAC, bénéficiera d'une enveloppe de 3 milliards d'euros sur six ans. Son enjeu est double: développer une recherche performante et mettre en place un secteur manufacturier fort pour faire de l'Europe un leader de la nanoélectronique.
 
La microélectronique, l'avenir de l'industrie
 
L'initiative, qui devrait débuter en 2008, sera lancée via une entreprise commune. 60% des fonds proviendront de l'Industrie. Selon Bruxelles, "chaque euro investi par l'Union devrait se traduire par sept ou huit euros dans la recherche".
 
"Les puces à semi-conducteurs sont le moteur de la révolution de l'information. Leur taille ne cesse de diminuer tandis que leur puissance et leurs performances ne font que croître. Il s'agit d'une course dans laquelle l'Europe doit s'appuyer sur les nouvelles technologies nanoélectroniques pour maintenir son rang", souligne Viviane Reding, la commissaire chargée de la Société de l'information et des médias.
 
Des composants intelligents embarqués dans tous les domaines
 
Et le potentiel de ces nouveaux composants électroniques est important. En effet, ils permettront d'améliorer les performances de domaines aussi divers que la communication et l'informatique, les transports (électronique embarquée), les soins de santé (traitements à domicile, dépistage précoce...), la gestion de l'environnement et de l'énergie ou encore la sécurité et les loisirs. Autant dire qu'il est primordial pour l'Europe de se maintenir à niveau sur le secteur, pour stimuler son industrie et sa compétitivité.
 
Mathilde Cristiani, pour L'Atelier
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 02/07/2007)