Translucide et bleutée, la coque arrondie du dernier né d’Apple rappelle davantage l’aspect d’un poste de télévision plutôt que celui d’un ordinateur de bureau. Dans un même volume sont réunis unité...

Translucide et bleutée, la coque arrondie du dernier né d’Apple rappelle davantage l’aspect d’un poste de télévision plutôt que celui d’un ordinateur de bureau. Dans un même volume sont réunis unité centrale et écran. Pour supprimer les nombreux câbles de connexion qui encombre la partie arrière des ordinateurs, Apple a fait appel à la nouvelle technologie USB (Universal Serial Bus) qui permet de brancher en série jusqu'à 127 périphériques. La connexion est réalisée soit par l’intermédiaire de multiprises, soit en branchant les appareils les uns sur les autres. La machine détecte et rend automatiquement opérationnels les appareils connectés. Pour 9 990 F en France, l’iMac est équipé d’un processeur G3 à 233 MHz, de 32 mégaoctets de mémoire vive, de 2 mégaoctects de mémoire vidéo, d’un disque dur de 4 gigaoctects, d’un lecteur de CD-ROM 24x, de deux hauts-parleurs stéréo surround intégrés, d’un accélérateur graphique 2D et 3D, d’un modem interne le plus rapide 56 00 bits/s) pour l’accès à Internet et d’une connexion Ethernet précieuse dès que les accès à Internet sur le câble se développeront. Seul le lecteur de disquettes brille par son absence. Aux Etats-Unis, les ventes d’iMac s’envolent. En moins de dix jours, les stocks des magasins ont été épuisés. 150 000 commandes avaient déjà été reçu le jour même de la mise en rayon. Selon Apple, les ventes d’iMac devraient dépasser à la fin de l’année le million d’unités dans le monde. En France, outre les 70 Apple Center présents, la FNAC engagée massivement derrière l’iMac l’ expose dans ses magasins depuis le 4 septembre. Les grandes surfaces devraient le présenter dans leurs rayons pour les fêtes de fin d’année. Alors que depuis deux ans, la firme à la pomme vendait de moins en moins d’ordinateurs, elle se trouve brusquerment confrontée à la situation inverse. L’engouement pour l’iMac fait ressurgir le risque de rupture de stocks risquant de décourager les clients les plus pressés. Tout en assurant que “plusieurs milliers de machines” sont présentes chez les revendeurs français, le directeur marketing d’Apple France, Jean-Pierre Giannetti reconnaît que les usines d’Apple aux Etats-Unis, à Singapour et en Irlande restent en phase de lancement de fabrication “à partir de la première semaine d’octobre, nous serons en mesure de calibrer la cadence de production en fonction d’une demande qui ne sera plus affectée par le pic sur le marché”. (Le Monde - 12/09/1998)