La dernière promotion du célèbre incubateur de la Silicon Valley comptait 114 start-up lors de ses Demo Days, la BioTech y était largement représentée. Le Digital Working et le retail également.

L’incubateur Y Combinator met la BioTech à l’honneur

Le Y Combinator, l’incubateur le plus influent de la Silicon Valley a présenté sa dernière fournée de start-up lors de son habituel Demo Day. L’événement a été rallongé sur deux jours afin de faire la présentation des 114 startups de la promotion Hiver 2015. Cette édition constitue la plus large depuis la création de l’incubateur en 2005 qui avait débuté avec 22 entreprises.

Cette année, la BioTech a beaucoup intéressé les fondateurs de start-up puisque 18 entreprises se sont spécialisées dans ce secteur. Deux projets sont néanmoins sortis du lot. Standard Cyborg a été fondé par Jeff Huber, amputé de la jambe à sa naissance. C’est son expérience personnelle qui l’a poussé à créer son entreprise afin de développer des prothèses artificielles à faible coût grâce à l’impression 3D. Le prix moyen d’une prothèse classique est actuellement de 20 000 dollars, la plupart d’entre elles devant être remplacées régulièrement et ne sont pas imperméables à l’eau. Standard Cyborg propose des prothèses entre 500 et 800 dollars, et se spécialisent sur les prothèses imperméables. La start-up souhaite étendre son offre pour des prothèses athlétiques.

Atomwise se spécialise dans la découverte de cures médicinales à l’aide de l’intelligence artificielle qui utilise des algorithmes pour calculer rapidement différentes structures moléculaires, ce qui réduit le coût et le temps mis pour découvrir de nouveaux remèdes. La start-up aurait ainsi le potentiel de booster la recherche médicale, qui met en moyenne 12 ans et dépense 12,9 milliards de dollars pour découvrir un nouveau remède. Même si les tests cliniques n’ont pas encore été menés officiellement, Atomwise aurait trouvé deux potentiels remèdes contre le virus Ebola, en deux semaines et pour moins de 1.000 dollars.

En plus de la Biotech….

D’autres projets intéressants ont été présentés dans différentes catégories telles que Digital Working ou Retail. Campus Job est une place de marché listant des offres d’emploi à temps partiel ou de stage à destination des étudiants. Sa particularité est son interface facile d’utilisation permettant une mise en relation rapide et efficace entre les chercheurs d’emploi et les employeurs.

Mashgin a présenté un système de caisse enregistreuse automatique qui fonctionne grâce au machine learning. Le système permet ainsi d’enregistrer les produits beaucoup plus rapidement, sans avoir à vider les produits un par un sur le tapis. Plus le nombre de produits sera enregistré, plus la machine saura reconnaître de manière précise les articles. La startup aurait déjà signé un contrat avec un client lui rapportant 50 millions de dollars de revenu mensuel. Un projet qui pourrait intéresser les acteurs de la grande distribution.

L’objectif de l’incubateur est d’aider les entreprises à un stade précoce avec un capital d’amorçage de 120 000 dollars contre 7% des capitaux de la start-up. Néanmoins, la réputation de l’incubateur n’est pas due à son aide financière mais plutôt à ses ressources : un “dîner de famille” est prévu chaque semaine avec tous les entrepreneurs qui ont la possibilité d’échanger entre eux mais également avec des experts, des investisseurs et des entrepreneurs réputés. Lors de cette promotion, 18 nationalités sont représentées, et 25 entreprises ont été fondées par une femme.

Rédigé par Eliane HONG
Journaliste