Le ministère dédié aux petites et moyennes entreprises requiert une augmentation des fonds qui leur sont alloués pour investir dans les technologies. Cela afin de rester compétitives.

L'Inde encourage les PME à investir dans les nouvelles technologies

Afin de stimuler la croissance, le ministère indien dédié aux PME a requis la semaine dernière une revalorisation à 25 millions de dollars de son fonds consacré aux technologies, rapporte l'Assocham. Qui est l'association des chambres de commerce et d'industrie en Inde. Selon les auteurs de la demande, cela permettra d'investir dans des infrastructures plus robustes, des systèmes de gestion des bases de données plus performants, des projets marketing utilisant des solutions collaboratives, ou encore des programmes de développement des compétences. Autant de projets nécessaires aux petites et moyennes entreprises si elles veulent s'adapter.

Télécommunications et cloud computing

"Les PME indiennes ont le potentiel et la marge nécessaire pour investir dans les nouvelles technologies, en particulier dans le secteur des télécommunications, et des solutions hébergées dans les nuages", confirme à L'Atelier David Fairant, co-directeur d'Aeon Consulting, qui accompagne les entreprises dans leurs projets offshores en Inde. Selon lui, ce sont ces dernières qui ont d'ailleurs tout intérêt à être privilégiées. "Le cloud représente un réel moteur pour améliorer les infrastructures et l’accessibilité, deux domaines encore trop peu développés en Inde", souligne t-il. Reste que, juge le responsable, l'investissement dans les technologies n'est pas le seul permettant aux petites et moyennes entreprises de rester ouvertes à l'innovation.

La maîtrise de l'anglais tout aussi importante

"La maîtrise de la langue anglaise est un véritable atout pour ces sociétés, qui leur permet de s'adapter rapidement aux nouveautés et de garder une ouverture internationale constante". Dernière chose : le pays bénéficie selon lui de l'engouement des jeunes générations pour aller se former à l'étranger. A noter que selon le ministère, les PME représentent aujourd'hui 45 % de la production manufacturière en termes de valeur, et 40 % du total des exportations. Le secteur emploie 50 millions de personnes.