communication. Le service des études et des statistiques industrielles (SESSI) a récemment publié l’édition 2001 de son étude annuelle sur l’industrie française des technologies de l’information e...

communication. Le service des études et des statistiques industrielles (SESSI) a récemment publié l’édition 2001 de son étude annuelle sur l’industrie française des technologies de l’information et de la communication. Le secteur producteur de TIC regroupe les industries et les services de trois filières : la filière informatique, la filière des télécommunications et la filière électronique, auxquelles s’ajoute le commerce de gros des machines de bureau et du matériel informatique. Les marchés liés aux TIC connaissent depuis cinq ans un rythme de développement annuel d’environ 10 %. Le poids des TIC, services et industries confondus, augmente et représente une part allant de 4 à 5 % de la valeur ajoutée totale à la fin des années 1990. Aujourd’hui, la contribution de ce secteur est 3 à 4 fois plus importante que son poids dans l’économie. Cette contribution est d’environ 20 % en France. L’industrie et les services ont dans le secteur des TIC un poids économique comparable. Les services des TIC (hors audiovisuel) ont réalisé en 1999 un chiffre d’affaires de 360 milliards de F, contre 392 milliards pour l’industrie des TIC. L’industrie emploie environ 274 000 personnes, contre plus de 360 000 pour les services. La part des services des TIC correspond à 40 % du chiffre d’affaires du secteur des TIC et à un peu plus de 50 % des emplois du secteur. Pour sa part, l’industrie représente 39 % des emplois, 40 % du chiffre d’affaires et 32 % de la valeur ajoutée du secteur TIC. Le commerce de gros de matériel informatique emploie près de 77 000 personnes, soit 11 % des emplois, et génère un chiffre d’affaires d’environ 195 milliards de F, soit 20 % du chiffre d’affaires de l’ensemble du secteur TIC. Les services de télécommunications représentent 57 % du chiffre d’affaires total des services des TIC, précédant les services informatiques (43 %). En revanche, les services informatiques emploient 53 % des effectifs des services TIC, contre 47 % pour les services de télécommunications. L’industrie française des technologies de l’information et de la communication a réalisé en 2000 un chiffre d’affaires de 472 milliards de F, en hausse de 20 % par rapport à 1999. Le secteur TIC réalise ainsi 11,5 % du chiffre d’affaires de l’ensemble de l’industrie manufacturière. Les ventes des matériels de communications se sont accrues en 2000 de 27,1 %. Le chiffre d’affaires de la filière électronique, au sens large du terme, a crû de 22,5 % grâce aux composants dont les ventes ont progressé de 36,2 %. En revanche, le secteur de l’électronique grand public et la fabrication d’ordinateurs sont moins performants. 53,4 % des ventes en produits TIC ont été destinées en 2000 à l’exportation. Les exportations TIC représentent 16,4 % des exportations de l’industrie manufacturière et plus de 30 % de leur progression. Les secteurs TIC en France représentent près de 15 % des investissements industriels et plus de la moitié de leur croissance en 2000. Le secteur des télécommunications a accru ses investissements de 47 %, tandis que le secteur de l’électronique les a plus que triplé. En revanche, après avoir été soutenu ces dernières années, les investissements dans l’informatique se rétractent en 2000. En 2000, l’emploi salarié a progressé de 7,4 % dans les TIC, contre 2,5 % dans l’ensemble manufacturier Le nombre de salariés du secteur électronique a progressé de 23,6 %, alors que celui du secteur informatique en a perdu 6 %. Le chiffre d’affaires de l’industrie informatique a progressé de 6,3 % entre 1999 et 2000. La mise en place de solutions e-business représente l’avenir de ce secteur. Le marché mondial de l’électronique est dominé par le Japon et les Etats-Unis. La France occupe en Europe une place moyenne après l’Allemagne et l’Angleterre. En 2000, les composants actifs occupent une place importante au sein de la filière électronique française. La demande des marchés porteurs (télécommunications, informatique et cartes à puce) a permis à la production nationale de réaliser des performances excellentes. 2000 a été favorable aux fabricants pour les marchés classiques auxquels s’ajoute l’automobile amenée à devenir l’un des premiers débouchés. La croissance du secteur de l’électronique grand public, dont l’activité principale est la fabrication de téléviseurs, de vidéo, de hifi et de décodeurs, est soutenue par le passage progressif aux nouvelles technologies basées sur le numérique. L’avenir de cette activité est dans la convergence des produits avec le matériel de télécommunication et le matériel informatique. Une dizaine de groupes réalisent les ¾ des ventes de la branche et emploient 2/3 des effectifs en France, qu’ils soient français, européens ou asiatiques. L’industrie française des télécommunications est compétitive sur la scène internationale et gagne des parts de marché. La demande de nouveaux opérateurs se développe, suite à la libéralisation en Europe et aux Etats-Unis. Des marchés prometteurs émergent en Asie. Toutefois, près de 74 % des exportations et 55 % des importations françaises sont encore intracommunautaires en 2000. Plus de 90 % des grandes entreprises sont équipées de micro-ordinateurs en réseau, de téléphones mobiles, de lignes numériques (RNIS) et de connexion à l’Internet. De plus, elles adoptent plus rapidement que les autres les technologies émergentes, comme la visioconférence, les réseaux intranet et les centres d’appels. Les dépenses informatiques des entreprises industrielles ont progressé de 53 % entre 1996 et 1999, avec en particulier un doublement des dépenses en logiciels. Les dépenses informatiques représentent une part de plus en plus importante des investissements des entreprises. Le secteur des TIC dans les pays de l’OCDE emploie près de 12,8 millions de personnes, dont 35 % aux Etats-Unis, 16 % au Japon, 9 % au Royaume-Uni et 8 % en Allemagne. La valeur ajoutée agrégée du secteur des TIC représente 1 190 milliards de dollars en 1997 dans 18 pays de l’OCDE. Les Etats-Unis contribuent pour près de la moitié de ce total, suivis par le Japon (13 %), l’Allemagne (8 %) et le Royaume-Uni (7 %). Les dépenses de R&D dans le secteur des TIC, avoisinant 116 milliards de F en 1997, sont effectués à 52 % aux Etats-Unis, à 22 % au Japon. Viennent ensuite l’Allemagne, la Corée du Sud et la France (5 % et 4 %). La part de l’emploi du secteur des TIC occupe une part limitée dans l’ensemble des économies des pays de l’OCDE. Elle varie de 6,3 % en Suède à 2,5 % en Corée, avec 3,1 % en Allemagne et 3,9 % aux Etats-Unis. La part du secteur des TIC dans la valeur ajoutée varie de 4,1 % en Australie à 8,7 % aux Etats-Unis, à 9,3 % en Suède et 10,7 % en Corée. La part des activités manufacturières du secteur des TIC varie en Europe de 1 à 2 % de l’emploi total dans le secteur des entreprises. L’industrie des TIC en Europe représente de 1 à 3,9 % de la valeur ajoutée des entreprises. La Corée du Sud (7,9 %) et l’Irlande sont les deux pays au sein de l’OCDE dans lesquels le secteur manufacturier des TIC est le plus important, suivis par la Finlande (3,9 %), le Japon (3,5 %), la Suède (3,4 %) et es Etats-Unis (2,5 %). L’industrie française ne représente que 1,4 % de la valeur ajoutée et l’Allemagne 2 %. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 16/10/2001)