L'impact des célébrités sur la visibilité des informations qui circulent sur Twitter se confirme. A condition que ces dernières soient relayées par des utilisateurs lambdas.

L'influenceur ne fait pas seul la popularité d'un sujet

Si l'information en elle-même porte en elle sa propre popularité sur Twitter, elle a besoin de relais. Et plus particulièrement d'utilisateurs ayant de nombreux followers, confirme une étude réalisée par des chercheurs du National Information and Communications Technology Australia (NICTA) et de l'Indian Institute of Technology Delhi (IIT). Mais ce qui est intéressant dans leur travail, c'est que cet aspect, s'il est important, n'est pas suffisant : ce sont les utilisateurs lambdas qui reprennent ensuite une information qui vont lui donner sa véritable popularité. Leur travail a porté sur les dynamiques régissant le site de micro-blogging.

Les célébrités au cœur de Twitter

Les scientifiques ont donc analysé approximativement 200 millions de tweets sur la période de juin à août 2009, provenant de 10 millions d'utilisateurs différents et traitant de 4 000 sujets. En prenant en compte les réseaux d'abonnement sur Twitter, les chercheurs se sont aperçus que plus une personne avait un nombre élevé de followers, plus l'éventualité que les thèmes de discussions initiés se répandent était grande. Cela est particulièrement vrai pour les célébrités mais avoir de nombreux suiveurs n'est pas forcément une garantie de succès. Pour qu'un sujet devienne populaire, il doit être traité et repris massivement par de petits groupes d'utilisateurs anonymes qui finissent par se confondre en un seul et même regroupement.

Des attributs géographiques ressortent

Les scientifiques intègrent également dans leur rapport une constante géographique. Ils constatent que les sujets les plus populaires ont tendance à être repris dans plusieurs pays différents (ici les exemples d'une élection dans un pays au cœur de l'actualité comme l'Iran ou la mort de Michael Jackson). On peut aussi s'apercevoir que la majorité des thèmes de discussion qui se répandent le plus sont issus des mêmes zones géographiques (celles contenant le plus de célébrités). Les chercheurs insistent sur ce point en arguant que si les réseaux sociaux permettent désormais à n'importe quel utilisateur de faire entendre son opinion, ce qui prévaut en termes d'opinion reste souvent celle des personnes qui détenaient déjà une forme de domination culturelle et politique.