de Microsoft et d'Apple. 150 millions de dollars (950 millions de F) seront investis par Bill Gates, soit une participation de 6,5 % dans le capital d'Apple. Nouvelle surprenante le jour même de l'...

de Microsoft et d'Apple. 150 millions de dollars (950 millions de F) seront investis par Bill Gates, soit une participation de 6,5 % dans le capital d'Apple. Nouvelle surprenante le jour même de l'arrivée au conseil d'administration de Larry Ellison, patron d'Oracle et ennemi juré de Microsoft. Officiellement, cette alliance associant les deux seules compagnies commercialisant des systèmes d'exploitation concurrents pour micro-ordinateurs doit contribuer au redressement rapide d'Apple. Les analystes comme la presse américaine sont convaincus que l'apparente générosité du geste financier de Bill Gates n'est pas dénuée d'arrière-pensées. Désormais, Apple, au terme de l'accord, va vendre ses machines prééquipées du logiciel de navigation d'Internet, Explorer de Microsoft, alors que jusqu'à présent la plupart des utilisateurs de Macintosh ont choisi Navigator, le produit de son principal concurrent Netscape. Le directeur financier d'Apple, Fred Anderson reconnait que la firme à la pomme a dû renoncer à développer des technologies très importantes pour Internet, comme Opendoc, en raison des difficultés financières. Désormais, celles-ci seront remplacées par des technologies Microsoft. Cet investissement de Microsoft en faveur d'Apple "qui durera au moins trois ans" va permettre aux utilisateurs du Macintosh de disposer plus rapidement des logiciels de Microsoft comme la suite bureautique Office 98 prête "avant la fin de l'année".

Ayant créé Apple il y a vingt ans, Steve Jobs est devenu hier, comme prévu, membre du conseil d'administration ainsi que son "ami" Larry Ellison. S'y s'ajoutent les arrivées de Bill Campbell, PDG d'Intuit et Jerome York, ancien directeur financier d'IBM et de Chrysler. Ces arrivées s'accompagnent du départ de Mike Markkula, l'ex"chairman" de ce conseil accusé d'avoir laissé Apple s'enfoncer dans le déclin par la plupart des actionnaires. Le Conseil d'administration d'Apple compte aujourd'hui six membres puisqu'il faut rajouter, à ces quatre nouveaux, "deux rescapés" Edgard Woodard, ancien PDG de DuPont de Nemours arrivé en juin 1996 et Gary Chang, président de Hughes International. Pour autant, aucune solution n'est apporté au problème de la succession de Gilbert Amelio, ancien PDG et président du conseil d'administration d'Apple. Ayant refusé d'assumer cette double fonction, Steve Jobs indique que la recherche d'un nouveau patron se poursuit. Selon Fred Anderson, les trois autres places encore disponibles à ce conseil seront prochainement pourvues.

Dans le cadre de la manifestation MacWorld à Boston, hormis toutes ces nouvelles, Apple a également présenté l'ordinateur personnel le plus rapide du marché : vendu aux alentours de 35 000 F, le Macintosh 9600 tourne à une vitesse de 350 Mhz. Apple cherche également à se positionner sur le créneau des serveurs en s'apprêtant à utiliser des microprocesseurs développés par Intel. Depuis le départ de Gilbert Amelio, la "pomme" a redécouvert "l'effet Steve Jobs", c'est-à-dire l'enthousiasme. Alors que dans les derniers mois, 3 000 personnes ont été licenciées, la société recrute de nouveau, le site Internet d'Apple offre 220 postes pour lesquels les candidats ne manquent pas selon le directeur des ressources humaines. (La Tribune - Les Echos - Libération - Le Figaro - 07/08/1997)