Aux Etats-Unis, de plus en plus de secteurs découragés par le taux de turn-over qui les mine (comme la grande distribution, par exemple), se tournent vers des applications informatiques qui...

Aux Etats-Unis, de plus en plus de secteurs découragés par le taux de turn-over qui les mine (comme la grande distribution, par exemple), se tournent vers des applications informatiques qui prennent en charge à leur place les premières étapes du recrutement de leurs futurs salariés. Celles-ci sont censées jauger les candidats et déterminer ceux qui a priori correspondent au job offert par l’entreprise, et resteront donc en place plus longtemps.

Pour cela, le système ne collecte pas uniquement des informations concernant l’identité du candidat, mais s’attache à lui poser des questions à choix multiples qui détermineront son profil psychologique. En fonction de ces réponses, l’application paramètre alors des questions que les recruteurs pourront poser pour approfondir certains aspects des candidatures, lors d’un éventuel entretien ultérieur.

Sans qu’ils le sachent, les candidats sont alors affublés d’une couleur – vert, jaune ou rouge – qui désigne leur employabilité ! Certains spécialistes jugent aujourd’hui que les progrès de la technologie dans le domaine des ressources humaines assure de plus en plus la fiabilité des applications dédiées.

Un point de vue qu’il est permis de remettre en question. Ces applications équivalent à une version informatisée des tests utilisés par certains employeurs à partir des années 1940. Ceux-là même dont l’efficacité et la pertinence sont très largement remises en question par nombre des professionnels des ressources humaines depuis pas mal d’années…

(Atelier groupe BNP Paribas - 01/06/2004)