La qualité des institutions, des infrastructures ou encore du capital humain font partie des critères de productivité d'un pays. Mais celui qui devient fondamental sur le long terme est la capacité à innover.

L'innovation confirme son rôle clé dans la compétitivité

Le pays considéré comme le plus compétitif au niveau mondial ? La Suisse, répond le World Economic Forum, qui publie un classement des pays avec ce critère. En seconde position, arrive Singapour, suivi de la Suède, de la Finlande et des Etats-Unis. La France, de son côté, pointe en dix-huitième position. Pour réaliser ce classement, l'institution a en fait établi un canevas qui repose sur douze piliers. Parmi ceux-ci, il faut évidemment noter celui de l'innovation. Notamment parce qu'il est crucial : selon le WEF, si la productivité d'un pays dépend évidemment de la qualité de ses institutions, de ses infrastructures, de son capital humain ou encore de sa capacité à réduire l'instabilité macroéconomique, sur le long terme, le critère différenciant sera celui de l'innovation.

L'interaction entre les douze piliers, clé de la compétitivité à long terme

A noter évidemment que, surtout, c'est l'interaction entre les différents critères de compétitivité qui restera le meilleur moyen de se distinguer. Comme le souligne l'étude, il sera difficile de parvenir à une importante capacité à innover sans un capital humain diplômé et expérimenté, et sans les fonds nécessaires au financement de la R&D. Pour le WEF, si les pays en voie de développement peuvent améliorer à court terme leur productivité en adoptant des technologies existantes et en améliorant peu à peu différents secteurs, cela ne suffira pas pour ceux qui ont déjà atteint un stade de développement avancé en matière d'innovation. L'institution parle de la nécessité de mettre au point des process et des produits innovants pour rester et/ou devenir compétitif. Une évolution qui requiert un environnement favorable, soutenu par les secteurs public et privé.

Investir dans la recherche et le développement

Le rapport parle de la nécessité d'investir suffisamment dans la recherche et le développement, en particulier de la part du secteur privé. La présence d'instituts de recherche reconnus, la collaboration entre les universités et l'industrie, la protection de la propriété intellectuelle et la libre concurrence - qui permet aux compagnies nationales de conduire leurs propres recherches sans avoir à utiliser ou imiter des brevets étrangers - font aussi partie des critères nécessaires. A terme, ce sont les pays qui misent sur l'innovation qui seront plus capables de s'adapter aux changements rapides de l'économie mondiale et de faire face à d'éventuelles vulnérabilités que les autres. A noter que si l'on regarde le classement établi par le Forum en fonction du degré d'innovation, c'est encore la Suisse qui arrive première, suivie de la Suède. La France pour sa part gagne un rang, et s'installe à la dix-septième place.