Devenu le terrain privilégié pour les fraudes et les crimes, l'Internet mobilise les services américains de lutte contre la criminalité électronique. Spécialiste des services secrets américains ...

Devenu le terrain privilégié pour les fraudes et les crimes, l'Internet mobilise les services américains de lutte contre la criminalité électronique. Spécialiste des services secrets américains dans la lutte contre la criminalité électronique, Mary Riley explique comment les trafiquants créent de faux sites où ils demandent aux consommateurs de communiquer leurs coordonnées bancaires. La fraude à la carte de crédit prospère également grâce à l'usage d'autres outils électroniques. Ainsi, le "skimming", lecteur de cartes de crédit plus petit qu'un paquet de cigarettes, dernier gadget à la mode des pirates informatiques aux Etats-Unis, permet de lire et de stocker en un instant les données d'une carte. Mary Riley explique "la fraude se passe souvent dans les restaurants. Des serveurs indélicats passent discrètement dans cet appareil la carte de crédit donnée par les clients pour payer, qui est ensuite exploité par le pirate informatique". Les détournements sur Internet touchent également les banques. Responsable de la lutte contre la criminalité sur Internet au ministère de la Justice, Scott Charney rappelle la mésaventure arrivée à la City Bank, victime d'un détournement de 10 millions de dollars. Travaillant à partir d'un ordinateur portable au Royaume-Uni au profit de ressortissants russes, un pirate informatique a été arrêté et extradé aux Etats-Unis. Premières victimes de cette criminalité par ordinateur, les banques hésitent souvent à parler de leurs mésaventures ce qui fait qu'aucune statistique n'existe sur le montant des détournements. L'Internet est aussi devenu un outil privilégié pour les terroristes doués en informatique. Il y a un an, les autorités américaines ont crée un centre de protection des infrastructures, rattaché au FBI, afin de les empêcher de pirater les systèmes informatiques de leurs sites stratégiques. Ce centre a mis en place un réseau de surveillance sur tout le territoire de tous les sites considérés comme stratégiques. (Dépêche AFP du 27/05/1999 parue dans Yahoo ! France)