"Les spams ne sont pas le problème d'un seul pays... C'est un problème international". C'est certainement ce constat qui résume le mieux le message que l'OCDE (Organisation de coopération et de...

"Les spams ne sont pas le problème d’un seul pays... C’est un problème international". C’est certainement ce constat qui résume le mieux le message que l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a voulu faire passer, dans un communiqué de préparation à la réunion sur le spam qui se tient à Bruxelles en ce début de semaine.
Un constat, mais aussi un appel à contribution de tous les pays, qui selon l’OCDE doivent coopérer pour lutter efficacement contre le spam (qui compte aujourd’hui pour plus de la moitié des e-mails reçus par les internautes dans le monde !). Une coopération qui passe par la sécurisation des réseaux et par la mise en place d’une législation commune : l’arme ultime du combat contre le spam aujourd’hui, si l’on considère qu’en dépit de l’utilisation grandissante de services et de technologies anti-spam, celui-ci continue de se développer.
Et il ne connaît pas de frontières. C’est-à-dire que l’élaboration d’une législation dans un pays donné ne signifiera en rien que les internautes de ce pays seront prémunis contre le spam en provenance de l’étranger. A partir de cette observation, l’OCDE, qui a déjà produit certaines règles s’appliquant à la trentaine de ses pays membres (concernant la sécurité informatique ou la protection de la vie privée des internautes, notamment) souhaite définir des règles standardisées que les gouvernements, les entreprises et les particuliers s’accorderaient à suivre.
L’OCDE a en outre justifié la création d’une législation commune, insistant sur les risques que le spam fait courir à l’économie d’Internet. Si les internautes ne se sentent pas protégés, ils vont perdre la confiance qu’ils peuvent avoir dans le médium Internet ; dès lors, la menace pèse sur un e-commerce pourtant en bonne voie, sur le marketing par courriers électroniques sollicités, et sur l’e-gouvernement, dans lequel nombre de pays placent beaucoup d’espoir.