Jumelles, système d'amélioration de la vision, support de réalité virtuelle. C'est tout cela que pourraient embarquer les lentilles de contact.

Les circuits électroniques sont suffisamment petits pour être embarqués dans des systèmes d’habitude réservés à l’amélioration de la vue. Dans les lunettes, cela se voit déjà dans les laboratoires. Une nouvelle tentative vient de voir le jour, cette fois ci avec des lentilles de contact souples. Dans un premier prototype, l’université de Washington a donc intégré un circuit électrique ainsi que des diodes émettrices de lumière rouge. Dans le futur, les usages sont innombrables.
 
Des usages ludique ou sérieux
 
En premier lieu, les chercheurs pensent à des écrans virtuels pour afficher la vitesse de déplacement de sa voiture. Puis il serait possible d’utiliser les lentilles dans un but ludique (jeu) ou ludoéducatif (serious game). Avec ce système, l’immersion pourrait être totale ou mixer monde réel et monde virtuel. Enfin, tout utilisateur pourrait afficher des écrans d’ordinateurs pour travailler ou naviguer sur Internet en toute confidentialité. Les chercheurs aimeraient aller vers des fonctions comme le zoom numérique, tel qu’on peut le voir dans des films ou des séries d’anticipation. Sans oublier bien évidemment la correction des défauts de vision.
 
Une innocuité nécessaire
 
Pour le moment, le dispositif est basique : il se compose d’une couche de métal dont l’épaisseur est d’un centième de la taille d’un cheveu et des diodes qui ne dépassent pas un tiers de millimètre. Ce n’est pas tant la fusion des matériaux liés à la lentille avec ceux liés à la partie conductrice qui a posé problème. Non la réelle difficulté tient à la nécessité d’obtenir un dispositif sans danger pour l’utilisateur. Sachant que les systèmes électroniques sont constitués de composants inorganiques, bâtis avec des produits chimiques. Pour l’instant, la lentille a été testée sur un pauvre lapin qui, au bout de vingt minutes, n’a rien trouvé à redire.
 
L'Atelier BNP Paribas