Pour optimiser la création de services et d'applications, et garantir la sécurité des systèmes d'information, une solution pourrait être de se tourner vers les logiciels libres.

L'open source à développer dans le secteur de la santé ?

Les systèmes d’information, notamment dans le domaine de la santé, auraient beaucoup à gagner à utiliser des logiciels open source. Au regard des recherches de l'université de Warwick et de l'UCL Medical School, ces solutions présentent beaucoup d’intérêts en termes de potentiels de services offerts et de sécurité. Le problème, exposent-ils, c’est que le Royaume-Uni a déjà voté un budget de plus de 12 milliards de livres (environ 14 milliards d’euros) sur les dix prochaines années pour acheter des logiciels propriétaires. Les logiciels open source dans ce domaine sont encore peu acceptés.

Gagner en efficacité

Comme le souligne le Professeur Jeremy Wyatt de l’Université de Warwick qui a participé au projet : "les logiciels ouverts réduisent le temps de développement. Il s’agit en effet d’une simple adaptation à son propre système et non plus d’une création". Les développeurs peuvent ainsi se concentrer plus sur la création de nouveaux services et de nouvelles fonctions plus rapidement. Le système est donc modulable à souhait, notent-ils. De plus, ce type de logiciel pousse souvent à la création d’une communauté qui innove sans cesse et en toute liberté pour améliorer les codes et détecter des failles en tant réel, pour les réparer efficacement.

Encore des réticences

Au-delà de la communauté, les scientifiques estiment que ce type d'approche implique de faire appel à des développeurs experts qui garantiront le déploiement des projets et la sécurité des systèmes. L’utilisation de logiciels libres réduit aussi les budgets alloués au développement et à l’amélioration des systèmes d’information dans le secteur médical. Selon eux, cela pose donc un problème au vendeur de logiciels fermés qui font notamment du lobbying pour conserver leurs parts de marché.