Dis moi comment tu conduis, et je te dirai qui tu es. C’est le résultat d’une étude menée par des chercheurs des universités de Washington et de Californie. Le point sur les conséquences.

L’ordinateur de bord, nouveau Cerbère de la voiture

En 2020, huit voitures neuves sur dix seront connectées et collecteront ainsi un nombre considérable de données. Celles recueillies par les ordinateurs de bord des automobiles sont déjà suffisantes pour pouvoir distinguer un conducteur d’un autre. C’est ce qu’ont démontré des chercheurs de l’Université de Washington et de celle de Californie à San Diego, dans une récente étude.

En effet, plusieurs indicateurs permettent d’identifier la personne au volant à son style de conduite. Les données liées à l’utilisation de la pédale de frein seules ont permis de reconnaître le bon automobiliste parmi quatorze autres, neuf fois sur dix, après seulement 15 minutes. Au bout de 90 minutes ou tout simplement grâce à davantage de données, les chercheurs ont réussi à deviner qui était au volant, avec 100% de réussite.

Des données bien pratiques pour les assurances qui pourront ainsi savoir qui conduisait en cas d’accident. Parmi les autres applications possibles, les chercheurs envisagent que la voiture prévienne le propriétaire en cas de nouveau conducteur, et passe à l’action, s’il s’agit d’un voleur. Un bémol : les possibles dérives pointées par les chercheurs quant à une utilisation malveillante de telles données. Le piratage et la prise de contrôle du véhicule ne sont donc pas les seuls risques auxquels seront confrontées les voitures connectées.

Rédigé par Sophia Qadiri
Journaliste