croissance par les entreprises américaines. Tout le monde nous le répéte, on ne risque donc pas de l'oublier, l'Europe et la France en particulier sont en retard en matière d'investissemens liés à ...

croissance par les entreprises américaines. Tout le monde nous le répéte, on ne risque donc pas de l'oublier, l'Europe et la France en particulier sont en retard en matière d'investissemens liés à l'informatique. Mais ce qui est plus inquiétant c'est que ce retard tend à s'accentuer, si l'on en croit l'étude que vient de publier Informatique Magazine. Réalisée en partenariat avec le cabinet britannique Spikes Cavelle , cette étude a notamment établi un classement des budgets informatiques des 500 plus grandes entreprises européennes selon leur chiffre d'affaires. Il en ressort notamment que l'investissement global dévolu chaque année aux outils informatiques par ces "500" s'élève à 480 milliards de F, soit l'équivalent pour la France du budget cumulé de l'Education nationale et de la Défense. Néanmoins, la France occupe en Europe la troisième place derrière l'Allemagne et la Grande-Bretagne. L'Intranet, les chantiers euro , l'an 2000 et les programmes de "Business Process Reengineering" figurent d'ores et déjà dans les projets d'investissements. En rapprochant les plus gros budgets informatiques américains de leurs homologues européens, six des quinze premières entreprises américaines appartiennent au secteur informatique ou télécom contre deux seulement en Europe. Avec un budget de 5,10 milliards de F, soit 2,4 % de son chiffre d'affaires, EDF en neuvième position est la première entreprise française à apparaître dans ce classement. L'allemand Siemens, quant à lui, consacre 13,5 milliards de F, soit 3,6 % de son chiffre d'affaires. Pour les patrons européens, l'informatique est le plus souvent considéré comme un vecteur de charges financières. En revanche, les Américains le considére d'avantage comme un vecteur de rentabilité et de croissance pour l'entreprise, pourvoyeuse d'avantages stratégiques face à la concurrence. D'autre part, l'an prochain et en 1999, 25 à 30 % des budgets informatiques américains seront consacrés à l'an 2000, alors que les Européens semblent pour l'instant ne se focaliser que sur l'euro. (La Tribune - 05/12/1997°