Nombre d'études ont déjà été menées sur la question de la nocivité du téléphone portable et de son éventuelle relation de cause à effet avec l'apparition de tumeurs au cerveau. L'Institut de...

Nombre d'études ont déjà été menées sur la question de la nocivité du téléphone portable et de son éventuelle relation de cause à effet avec l'apparition de tumeurs au cerveau. L'Institut de recherche sur le cancer de Londres a mené pendant quatre ans une étude à ce sujet dont les résultats sont rassurants.

"Nous n'avons découvert aucun risque accru de gliome lié à l'utilisation régulière d'un téléphone portable", déclare Patricia McKinney, professeur à l'université de Leeds, dans un article du British Medical Journal .

La population étudiée était composée de 966 personnes atteintes de tumeur au cerveau et de 1716 autres en bonne santé. Les chercheurs ont étudié l'usage que chacun fait de son téléphone portable (nombre d'appels passés, durée des communications...).

L'Institut de recherche s'est fondé sur des critères comme la fréquence des coups de téléphone passés depuis un téléphone portable et le temps total passé en communication. Il a conclu qu'il n'y avait pas de lien direct entre ces données et le développement d'une tumeur au cerveau.

Ces résultats sont, selon Patricia McKinney, conformes à ceux d'autres études sérieuses menées préalablement aux Etats-Unis et en Europe. Le deuxième chercheur, co-auteur du rapport de l'étude, Anthony Swerdlow a expliqué que cette étude est la plus complète jamais publiée. Elle est le fruit d'une collaboration entre treize pays différents.

(Atelier groupe BNP Paribas - 23/01/2006)