La toute-puissance de la génération Y en matière de technologie aurait du plomb dans l'aile. En effet, toute la jeune génération ne serait pas hyper-connectée et une minorité ne maîtriserait pas totalement certains outils.

L'utilisation des technologies, pas forcément innée pour la génération Y

Les nouvelles technologies ne seraient pas l'apanage de l'ensemble de la génération Y. En effet, l'argument qui prône une rupture générationnelle dans l'usage et la maîtrise des nouveaux outils serait remis en cause par Christopher Jones, chercheur à la Open University. Celui-ci a mené une étude auprès de plus de 2 000 étudiants de cinq universités britanniques qui montre que la différence entre la génération actuelle des jeunes, immergée dans les nouvelles technologies, et les générations plus anciennes, moins familières avec la technologie, est imparfaite. "En effet, aujourd'hui, l'utilisation variée des technologies parmi la génération Y  montre que l'argument est trop simpliste et qu'une " génération Internet" avec des compétences élevées en informatique n'existe pas", dit le Docteur Jones.

Disparités dans l'utilisation

Alors, c'est vrai, une grande majorité de la jeune génération est équipée de téléphones mobiles (97,8%). Les ¾ possèdent un ordinateur portable et plus d'1/3 ont un ordinateur de bureau. Si 70,1% estiment que l'accès aux ordinateurs est suffisant et répond à leurs besoins, l'étude révèle qu'une petite minorité d'étudiants n'utilisent pas les emails et n'ont pas accès aux téléphones portables. Les moins de 20 ans utilisent davantage les messageries instantanées, les sms, les réseaux sociaux que les 25 ans et plus. En effet, seulement 4,3% des moins de 20 ans n'ont jamais utilisés les réseaux sociaux comparés à 78,5% des 35 ans et plus.

Un effort de démocratisation à faire

Toutefois, certaines technologies comme les blogs (21,5%) et les wikis (12,1%) sont utilisés par une minorité d'étudiants sans tenir compte de leur âge. Les étudiants masculins seraient plus à l'aise dans l'utilisation des outils informatiques que leurs homologues féminins. Mais il est à noter que même si les étudiants sont très exposés à la technologie, ils manquent souvent d'une connaissance approfondie de certains logiciels. Les universités pourraient endosser ce rôle d'accompagnement pour gommer ces lacunes.

Rédigé par Claire Cavret
Social Media Manager