juridiques précises. 1998 aura été une année de “décollage” pour les serveurs Web intranet en France selon IDC France. Alors qu’ils n’étaient que 3 500 l’an passé, leur nombre devrait s’élever en f...

juridiques précises. 1998 aura été une année de “décollage” pour les serveurs Web intranet en France selon IDC France. Alors qu’ils n’étaient que 3 500 l’an passé, leur nombre devrait s’élever en fin d’année à plus de 10 000. 33 % des grandes entreprises de plus de 1 000 salariés disposent désormais d’un Intranet, contre 12,5 % pour les structures moyennes et 0,2 % pour les plus petites. Au cours de 1996 et 1997, première étape de son développement en France, l’intranet a souvent été utilisé exclusivement pour la réalisation d’applications de messagerie.

Une installation d’intranet pose toutefois toute une série de problèmes aux chefs d’entreprises comme l’atteste Franck Parker, manager chez Arthur Andersen “en France, elle constitue encore une véritable révolution car elle implique de leur faire admettre qu’un leadership managérial passe désormais par un partage et une mise à disposition des connaissances plutôt que par un monopole du savoir par les dirigeants”. Associé chez Andersen Consulting à Paris, Jean-Claude Guez explique “elle constitue un nouvel univers qui pose aux responsables les questions de savoir comment la structurer, en gérer l’accès de la manière la plus simple et la fiabiliser”. Cet outil n’étant pas seulement constitué d’une base de données, mais étant également un réseau national ou international, posant des problèmes de sécurité interne et externe ainsi que de protection de l’information d’un pays à l’autre s’il y a transfert de flux transfrontières, son installation soulève de nombreuses et complexes questions juridiques. Bien des opérations peuvent aussi entraîner des violations de droit d’auteur ou des déperditions de savoir-faire dans le cadre d’un partage de ce savoir-faire. De plus, pour assurer la protection des salariés utilisateurs, son installation doit satisfaire aux exigences du Code du travail. Enfin, au regard des prescriptions civiles ou commerciales, elle oblige parfois à envisager des méthodes d’archivage électronique. (La Tribune 17/11/1998)