Les applications mobiles permettent aux salariés d'accéder en temps réel à des informations actualisées qui concernent leur domaine d'activité. En revanche, la géolocalisation ne semble pas encore indispensable.

"Le futur du cloud et des applications en entreprise repose sur le mobile"

Tim Barker est directeur marketing EMEA chez Salesforce, responsable du développement mobile de l’application Chatter, fondée sur un modèle de cloud computing.

L’Atelier : Pourquoi est-il essentiel aujourd’hui de développer des applications mobiles correspondant aux services collaboratifs professionnels ?

Tim Barker : Le futur du cloud computing et des applications en entreprise repose sur le mobile. Morgan Stanley prédit que le nombre de smartphones arrivant sur le marché dépassera celui des ordinateurs personnels (PC) d’ici à 2012. Les applications mobiles sont donc les nouveaux points d’accès privilégiés pour l’information en entreprise. Par ailleurs, l’avenir des logiciels professionnels se fonde sur trois tendances principales : le cloud, le social, et le mobile. C’est la raison pour laquelle il est impossible de faire l’impasse sur la mobilité aujourd’hui.

A quoi répond cette tendance ? Que doit apporter concrètement ce type d’applications ?

Les salariés s’attendent désormais à bénéficier du même type d’accès à l’information que lorsqu’ils utilisent des applications dans leur vie courante, dans leur vie de consommateur. L’application mobile que nous avons développée, pour iPhone, iPad, Android et Blackberry donne aux professionnels la possibilité de collaborer en temps réel avec l’ensemble des acteurs de l’entreprise, où qu’ils se trouvent. Ils peuvent l’utiliser pour poser des questions aux réseaux présents à l’intérieur de la structure professionnelle et pour localiser des experts. L’idée est également de leur permettre de publier et d’accéder à des documents, et de partager des mises à jour avec l’ensemble des parties prenantes sur un projet en particulier.

Et qu’en est-il de la géolocalisation ? A terme, les applications d’entreprise s’inspireront-elle de Foursquare, par exemple ?

Pour le moment, nous n’utilisons pas ces services de positionnement dans nos applications mobiles, mais nous le ferons peut-être un jour, en effet. Cela étant, la notion de “check-in” n’apporte pas forcément quelque chose. Il faut plutôt se concentrer sur le profil des utilisateurs, la mise à jour de leur statut, et le flux en temps réel qui leur donne des renseignements sur les personnes, les documents ou les sujets qu’ils suivent.

Quelles peuvent être les limites de ces applications mobiles ?

Le principal obstacle jusqu’à présent, pour développer ce type de solutions, était le format des appareils qui apparaissaient sur le marché. Ceux-ci rendaient difficile la création d’application mobile adaptée. Apple a changé la donne, et l’image d’une entreprise dans laquelle chaque salarié possède dans sa poche une porte d’entrée à des informations professionnelles n’est plus de l’ordre de la fiction.