«Eteignez vos téléphones portables du mercredi 14 juillet à minuit au jeudi 15 juillet à minuit». Ce message est diffusé par des associations de consommateurs et des syndicats professionnels...

«Eteignez vos téléphones portables du mercredi 14 juillet à minuit au jeudi 15 juillet à minuit». Ce message est diffusé par des associations de consommateurs et des syndicats professionnels libanais. Il vise à générer un boycott général des téléphones portables pour protester contre des tarifs exorbitants dans le domaine de la téléphonie mobile au Liban.

Le phénomène est de taille : une quinzaine d’organismes ont affirmé leur soutien à cette action, de la Chambre de commerce et d’industrie aux syndicats de la presse en passant par l’Association nationale des commerçants. Les cibles à abattre sont le gouvernement libanais et le ministère des télécommunications qui, selon les calculs des associations de consommation, ont gros à perdre si le boycott est suivi : 2,8 millions de dollars, pour être précis, en une seule journée.

Chaque année, l’autorité gouvernementale perçoit 800 millions de dollars sur le réseau et les communications GSM du pays. Une somme qui sert à couvrir le déficit budgétaire du Liban, estimé à trois milliards de dollars. Mais en attendant, les consommateurs sortent leur porte-monnaie.

Les chiffres que nous livrent aujourd’hui les associations sont surprenants. Ils rapportent par exemple que 500 minutes de communication coûtent 121 dollars au Liban, contre 66 en Jordanie, 42 en Egypte et 39 aux Emirats. Autre comparaison : avec l’abonnement, il en coûte 37 dollars à un utilisateur libanais qui éteint son portable pendant un mois. Cette somme est de 12 dollars en Jordanie et de 5,5 dollars en Egypte.

Aujourd’hui, las de payer sans compter, les consommateurs réclament l’abolition de l’abonnement obligatoire (25 dollars), des promotions sur les communications en heures creuses, un décompte des communications à la seconde et non plus à la minute et enfin une baisse généralisée de 30 % sur tous les tarifs.

(Atelier groupe BNP Paribas – 08/07/2004)