Du fait de la crise asiatique et des chutes de prix dus aux surplus de composants, un grand nombre d’entreprises de premier rang de la Silicon Valley, présentes dans les composants et le matériel in...

Du fait de la crise asiatique et des chutes de prix dus aux surplus de composants, un grand nombre d’entreprises de premier rang de la Silicon Valley, présentes dans les composants et le matériel informatique, annoncent des suppressions d’emplois. Si Intel supprime 3 000 emplois, Motorola vient de commencer l’élimination de 15 000 postes. Sur un total de 13 000 salariés, National Semiconductor a déjà supprimé 1 400 emplois. 10 % du personnel de Novellus Systems vient d’être licencié. Hewlett Packard, quant à lui, tout en ralentissant les embauches, impose une réduction de 5 % du salaire à 2 400 cadres moyens et supérieurs pendant trois mois. Les suppressions d’emplois portent principalement sur de la main d’œuvre industrielle, employée à des tâches d’assemblage de composants. Dans le même temps, les embauches au niveau des ingénieurs et des emplois à forte valeur ajoutée se poursuivent. Ainsi, si Cypress Semiconductor licencie 200 ouvriers, elle recherche 25 ingénieurs. L’informatique américaine souffrant d’une pénurie chronique de cerveaux, le congrès a décidé fin juillet de doubler le quota d’étrangers autorisés à occuper des emplois dans la haute technologie au cours des quatre prochaines années. En effet, les jeunes diplômés américains étant embauchés à des salaires alléchants dès qu’ils atteignent le niveau de maîtrise, les entreprises américaines doivent faire appel à des Russes, des Indiens ou des Chinois pour répondre à leurs besoins de diplômés du troisième cycle. (Le Figaro 04/08/1998)