SCO est en train de mettre ses menaces à exécution. L'éditeur de logiciels américain, détenteur des droits d'exploitation sur le système d'exploitation Unix a annoncé mercredi qu'il traînait...

SCO est en train de mettre ses menaces à exécution. L’éditeur de logiciels américain, détenteur des droits d’exploitation sur le système d’exploitation Unix a annoncé mercredi qu’il traînait devant les tribunaux le constructeur automobile Daimler-Chrysler. En décembre 2003, l’éditeur SCO avait entamé une campagne d’information à l’intention des entreprises utilisant des applications Linux. SCO estime en effet que le système open source Linux n’est qu’une variante de son propre système Unix, et que par conséquent les entreprises qui l’utilisent violent ses droits de propriété intellectuelle. SCO attaque aujourd’hui Daimler-Chrysler, l’une de ses entreprises clientes, sous le motif que le groupe n’aurait pas respecté le contrat qui les lie : Daimler-Chrysler n’a pas certifié qu’il n’utilisait pas de lignes du code Unix dans ses applications Linux… Le constructeur n’est pas le seul incriminé dans cette affaire : SCO a également porté plainte contre le distributeur d’équipements automobiles Autozone, utilisateur de Linux. Il y a un petit peu moins d’un an, c’est IBM qui était la cible des accusations de SCO : l’éditeur lui réclamait d’ailleurs la modique somme de trois milliards d’euros. Une attaque à laquelle Big Blue, soutenu par Intel et plus généralement l’Open Source Development Labs (OSDL) répondait en créant un fonds de défense, destiné aux utilisateurs de Linux menacés par les poursuites intempestives de SCO. Autre réaction, anonyme celle-là : il n’y a pas si longtemps, une attaque massive en déni de service du virus Novarg exigeait implicitement de SCO un moindre zèle sur sa prétention à réclamer des droits d’auteur aux utilisateurs Linux… (Atelier groupe BNP Paribas –04/03/2004)