La Bourse de Tokyo était en très mauvaise passe depuis qu'a éclaté le scandale autour du portail Internet Livedoor, il y a deux jours. Il n'a pas fallu plus de temps pour que s'écroule l'action...

La Bourse de Tokyo était en très mauvaise passe depuis qu'a éclaté le scandale autour du portail Internet Livedoor, il y a deux jours. Il n'a pas fallu plus de temps pour que s'écroule l'action de la société, laissant s'envoler 260 milliards d'euros de capitalisation boursière.

Jeudi matin, la Bourse japonaise a clôturé en hausse de 2,21 % après un effondrement de 5,80 % sur les deux jours précédents. Pour autant, le scandale financier est loin d'être terminé. Takafumi Horié, le PDG de Livedoor, est soupçonné d'avoir manipulé les comptes de son entreprise en 2004 pour cacher une perte de 7 millions d'euros et permettre l'acquisition d'une équipe professionnelle de base-ball.

L'affaire a été révélée par une perquisition au siège de Livedoor et d'une de ses filiales ainsi qu'au domicile de son PDG. Juste après, le patron du Keindanren, l'équivalent japonais du Medef français a déclaré que l'entrée de Livedoor dans son organisation avait été une "erreur", un terme aux conséquences diplomatiques terribles.

Cette nuit, un ancien dirigeant de Livedoor a été retrouvé mort dans une chambre d'hôtel. Les médias japonais ont largement relayé qu'il se serait suicidé, ce qui pourrait envenimer la situation du portail Internet face à la justice. Il avait pris part à l'introduction en Bourse de Livedoor en 2000.

Mercredi, la Bourse de Tokyo a dû fermer avec une avance de 20 minutes sur l'heure habituelle. L'afflux massif d'ordres de ventes menaçait de faire exploser son système informatique.

(Atelier groupe BNP Paribas - 19/01/06)