Battant des records de fréquentation dans les salles de cinéma américaines depuis le 19 mai, le dernier épisode de Star Wars triomphe également sur les écrans d'ordinateur dans le monde entier et ...

Battant des records de fréquentation dans les salles de cinéma américaines depuis le 19 mai, le dernier épisode de Star Wars triomphe également sur les écrans d'ordinateur dans le monde entier et fait un heureux, la société Apple. Celle-ci s'est en effet arrogé l'exclusivité du procédé de diffusion des bandes-annonces via Internet. Selon la firme à la pomme, plus de 10 millions d'internautes ont déjà téléchargé cette bande-annonce de deux minutes trente. Apple ayant consacré la une de son site web pendant plusieurs semaines au film, Star Wars s'est révélé un excellent moyen pour promouvoir son logiciel Quick Time, utilisé pour visionner des séquences vidéo ou écouter du son sur un ordinateur (PC ou Mac). Directeur du marketing d'Apple France, Jean-Pierre Giannetti se félicite "on n'a jamais vu sur l'Internet un téléchargement aussi massif. Cela veut dire qu'il y a au moins 10 millions de personnes qui ont installé Quick Time. En particulier, des millions de possesseurs de PC. C'est une chance unique pour imposer un standard". Microsoft et son logiciel Mediaplayer et Real Networks (RealPlayer) ont la même ambition. La mise en ligne par Apple des extraits dès le 11 mars a provoqué immédiatement une ruée aux Etats-Unis. De nombreuses entreprises, dont les employés chargeaientt la vidéo ou se l'envoyaient entre eux par e-mail, ont alors constaté une saturation de leurs connexions Internet. Le fichier pèse en effet entre 11 et 25 mégaoctets selon la résolution des images. En prévision de la sortie du film (le 3 octobre en France), Jean-Pierre Gianneti met en garde à présent les entreprises européennes. Selon lui, 500 000 téléchargements pourraient être effectués en France "ça risque de poser de sérieux problèmes d'engorgement. En Europe, on n'a pas d'aussi gros tuyaux qu'aux Etats-Unis. Et vu le prix des connexions Internet chez soi, les gens vont avoir tendance à charger les séquences du bureau". (Libération - 31/05/1999)