Aussi perfectionnés soient-ils, les logiciels ont des limites. Pour que toutes les informations, qu'elles soient enregistrées dans les systèmes informatiques ou détenues par les individus, soient ...

Aussi perfectionnés soient-ils, les logiciels ont des limites. Pour que toutes les informations, qu'elles soient enregistrées dans les systèmes informatiques ou détenues par les individus, soient de véritables vecteurs de compétitivité, il faut désormais comprendre, partager et enrichir le savoir qu'elles représentent. Responsable de l'activité knowledge management chez Lotus, Michael Stephenson remarque "le problème est qu'il existe tellement de connaissances dans l'entreprise, qu'il faut d'abord faire le tri, savoir lesquelles sont importantes, savoir les traduire puis les exploiter". Les solutions dites de gestion de connaissances ou de Knowledge Management se proposent de le faire. Directeur de l'offre gestion des connaissances chez Cap Gemini, René-Charles Tisseyre constate "cette discipline émerge aujourd'hui car la technologie permet de faire des choses nouvelles comme, par exemple, le travail en réseau. Il est possible de créer et de faire vivre un groupe de travail sans se soucier de la localisation géographique des gens ou de leur niveau hiérarchique". Par ailleurs, permettant une gestion analytique de l'entreprise, les progiciels de gestion intégrée cherchent à se renouveler. Les entreprises déjà équipées cherchent de nouveaux différenciateurs et passent à l'étape suivante. Cherchant de plus en plus à apprendre de leurs erreurs, les entreprises prennent conscience que l'information à une grande valeur. Des méthodes et des outils appelés de retour d'expérience, de mémoire d'entreprise, de cartographie ou de partage du savoir soutiennent cette démarche. Selon une enquête britannique de la Cranfield School of Management, près de 90 % des grandes entreprises européennes ont l'intention, dans les trois ans, de mettre en place ou de renouveler une gestion des savoirs. La gestion, le partage et la diffusion des connaissances sont facilités dans l'entreprise par les systèmes et les logiciels. Une simple mise en oeuvre de logiciels dédiés ne suffit pas. Il faut se familiariser avec une nouvelle approche du savoir et apprendre à travailler autrement. Les assureurs connaissent mieux leurs sociétaires grâce à la gestion des connaissances. L'industrie nucléaire a toujours stocké et tenté de gérer ses connaissances. (Dossier de trois pages - La Tribune - 31/03/1999)