Le cabinet Parson Consulting a réalisé en mai dernier, avec TNS Direct, une étude sur l'attitude des dirigeants face à la loi Sarbanes-Oxley. A cet effet, 200 dirigeants d'entreprises cotées...

Le cabinet Parson Consulting a réalisé en mai dernier, avec TNS Direct, une étude sur l'attitude des dirigeants face à la loi Sarbanes-Oxley. A cet effet, 200 dirigeants d'entreprises cotées françaises ont été interrogés par téléphone. Première conclusion : si la majorité des dirigeants a entendu parler de la loi (61 %), seuls 40 % d'entre eux sont concernés par sa mise en application.

La loi Sarbanes-Oxley est entrée en vigueur aux Etats-Unis en 2002. Elle vise à améliorer la transparence des comptes publiés par les entreprises et à renforcer la confiance dans la qualité de leur gestion. Cette loi s'applique en France pour toutes les entreprises cotées auprès de la SEC et à toutes les filiales européennes d'entreprises américaines.

En dépit de son impact positif sur les marchés financiers, cette loi est vécue par 42 % des dirigeants comme une contrainte. Il semble en effet ardu pour les dirigeants de faire de la mise en conformité à une loi une priorité alors que l'entreprise doit se battre sur le plan commercial.

Jean-Michel Demaison, directeur de l'activité conseil de Parson Consulting en France, explique également : "Le poids de la tradition orale est tel que nombre de dirigeants ont du mal à comprendre l'intérêt de cet effort et à le valoriser auprès de leurs équipes".

Une idée semble néanmoins faire son chemin : 63 % des dirigeants interrogés considèrent aujourd'hui nécessaire de mettre en place des outils informatiques dédiés au contrôle interne. Les dirigeants interrogés au sein de leur organisation ont en effet conscience de l'enjeu et savent que pour harmoniser les pratiques au sein de leur organisation, ils vont devoir s'appuyer sur des outils partagés.

Autre point sur lequel les dirigeants s'accordent : il est difficile de dégager les ressources internes nécessaires pour constituer un projet autour du contrôle interne. Si 90 % des répondants ont confié le projet à des ressources internes (sous la conduite du directeur financier dans 59 % des cas), 43% se font aider par un cabinet extérieur, tant par manque d'expertise que pour faire face à l'ampleur des travaux à mener, qu'ils découvrent au fil du projet.

(Atelier groupe BNP Paribas - 17/06/2005)