sur Internet depuis deux ans. Ce service est déjà offert aux internautes du monde entier gratuitement par une quarantaine de pays. Cependant, en France, cette initiative ne revient pas à France Télé...

sur Internet depuis deux ans. Ce service est déjà offert aux internautes du monde entier gratuitement par une quarantaine de pays. Cependant, en France, cette initiative ne revient pas à France Télécom, mais à l'Ecole pour l'informatique et les techniques avancées (Epita) du Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne. Cette opération a été mise en place bénévolement par un groupe d'enseignants et d'élèves ingénieurs. Le serveur de l'Epida (www.epita.fr/11/) est connecté à une batterie de Minitel. Lorsqu'une demande arrive, celui-ci la répercute vers le 3611 qui renvoie la réponse. Cette dernière est alors reformatée pour le Web et affichée par le serveur qui raccroche automatiquement au bout des trois minutes fatidiques afin d'éviter le paiement d'une communication. Lorsque l'on se trouve à l'étranger, c'est la seule façon de consulter le 3611 "nous enregistrons 9 000 connexions par jour. Les demandes arrivent de partout : Etats-Unis, Canada, Japon, Taiwan ... Beaucoup d'hommes d'affaires et des Français expatriés. Notre service est aussi apprécié des Suisses et des Belges qui n'ont pas accès au Minitel". France Télécom annonce depuis déjà plusieurs mois la création d'un service équivalent. Or, seules les "Pages Jaunes" sont disponibles à ce jour sur son site (www.pageszoom.com). Concernant l'annuaire général, France Télécom se contente de répondre que "ce service ... sera accessible dès queles autorisations nécessaires auront été accordées". France Télécom s'est en revanche intéressé au site de l'Epita. Comme l'explique Nicolas Sadirac, le directeur informatique d'Epita "Notre existence semble les agacer. Ils nous ont d'abord envoyé une mise en demeur pour nous faire changer notre page d'accueil qui ressemblait trop au Minitel. Ensuite, ils ont porté plainte pour utilisation abusive de données, mais la police a constaté que nous étions dans la légalité, car le contenu de l'annuaire est dans le domaine public. Plus tard, ils ont exigé que nous cessions de transmettre la publicité des pages Minitel. Peu importe, nous sommes toujours là. Même les employés de France Télécom basés en Angleterre utilisent notre service. Ils nous ont envoyé un message de félicitations". (Le Monde - 23/10/1997)