ClaraLabs, start-up proposant un assistant personnel intelligent et soutenue par le célèbre incubateur californien YCombinator vient d’annoncer une levée de fonds auprès de Sequoia Capital. L’occasion de revenir sur ce marché.

Le marché des assistants virtuels poursuit sa course vers la spécialisation

Faciliter les tâches quotidiennes grâce à la digitalisation et l’automatisation des processus est une des préoccupations de beaucoup de professionnels et donc, de beaucoup de start-ups. Outre toutes les applications de productivité disponibles pour mieux gérer les tâches quotidiennes, l’essor des assistants virtuels est considérable, que ce soit pour les tâches personnelles ou professionnelles. D’ailleurs, deux des trois ingénieurs à l’origine de Siri se sont lancés dans un projet d’assistance vocale, Viv, rendant l’expérience utilisateur plus précise grâce à l’amélioration de la performance sémantique, quand Coca-Cola dispose par exemple d’un service client virtuel, sous la forme de messagerie, capable d’orienter les recherches pour une aide spécifique. La start-up ClaraLabs a quant à elle décidé de mettre en place un assistant personnel, capable de faire gagner du temps, en automatisant et en centralisant les tâches de tous les jours.

Des assistants intelligents pour gagner du temps

Nommée Clara, l’assistante personnelle est en effet capable de gérer toute seule une prise de rendez-vous qui est lui, humain. A titre exemple, si Clara est mise en copie d’un email, elle est capable de prendre un rendez-vous avec le destinataire, en compilant les informations sur les disponibilités de l’utilisateur, et ainsi ajouter le rendez-vous dans le calendrier. Clara est aussi capable de détecter quand elle a besoin d’intervenir : si une personne demande dans un mail de prendre un rendez-vous avec l’utilisateur, elle sera capable de consulter le calendrier et proposera des possibilités par mail. Déjà, rendre l’espace de travail intelligent grâce à des capteurs ibeacons permet de favoriser la collaboration car l’espace devient intéractif : réserver une salle de réunion apparaît facile lorsque l’on sait en temps réel où se trouvent les employés. Mais le processus n’est pas encore automatisé, car il est nécessaire d’être à proximité de capteurs pour être détecté. L’idée est d’exploiter l’intelligence artificielle afin de créer des assistants de l’homme "intelligents", capables de comprendre le langage humain et donc d’aider à améliorer la productivité au travail, mais aussi les tâches quotidiennes comme écrire des emails, ou savoir quel est le restaurant italien le plus proche.

Vers une délégation complète des tâches ?

En 2010, Apple rachetait la start-up Siri, développant une assistance vocale, que l’entreprise à la pomme introduira peu après dans ses smartphones. Siri est aujourd’hui capable de programmer des éléments dans le calendrier, d’envoyer des emails, de lire les messages reçus ou encore d’effectuer des recherche sur Internet. Similaire, la start-up Jarvis basée à San Francisco et fondée en 2013, exploite elle l’assistant personnel pour une utilisation plus domestique, pour contrôler les appareils et les conditions d’une maison connectée. Et cet engouement pour ces assistants virtuels n’est pas prêt de cesser. En effet, lorsque l’on observe les acquisitions des géants du numérique, tout est bon pour améliorer ces assistants, et donc de développer suffisamment l’intelligence artificielle afin déléguer complètement les tâches quotidiennes à terme. Apple a racheté Novauris en 2013, une entreprise spécialisée dans la reconnaissance vocale avec une très large palette de mots de vocabulaires (ayant déjà travaillé avec Verizon Wireless, Panasonic ou encore Samsung), et cela dans le but d’améliorer Siri. Avec les travaux de géants (notamment Google) en machine-learning, l’intelligence artificielle via des assistants personnels s’immiscera de plus en plus dans la vie qutoidienne. Les géants possèdent déjà leur propre assistant : Google Now pour Google et Cortana pour Microsoft.

Rédigé par Arthur de Villemandy